Advertisement
Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Après un an et demi d’arrêt, les croisières reprennent à Marseille

Plusieurs milliers de passagers ont embarqué ce dimanche à bord du MSC Seaside et du Costa Smeralda, qui accostaient pour la première fois depuis le printemps 2020 dans le port phocéen.

La météo capricieuse n’a pas enlevé le sourire des passagers et des personnels des deux compagnies. « C’est un très beau sentiment de joie, nous sommes très confiants », explique Patrick Pourbaix, le directeur général de MSC Croisières en France. 1200 personnes ont embarqué à bord du MSC Seaside, qui n’accueille que la moitié de sa capacité d’accueil totale, protocoles sanitaires oblige.

Le Costa Smeralda, de son côté, a embarqué plus de 700 passagers hier, là encore soumis à un protocole sanitaire drastique. « Ce qu’on a mis en place pour les bateaux de croisières va bien au-delà de ce qu’on peut voir à terre », assure Patrick Pourbaix, qui s’évertue à rassurer le marché sur le côté sécurisé des croisières depuis plusieurs mois. La compagnie italo-suisse a d’ailleurs déjà effectué deux croisières-tests au départ de Marseille avec seulement quelques centaines de passagers à bord en juin.

Trente-sept escales prévues cet été

Le protocole prévoit notamment des « excursions bulles » lors desquelles les passagers effectuent par groupe de 35 personnes maximum des visites très encadrées. « On ne peut pas en sortir librement, c’est sûr », reconnaît Patrick Pourbaix « mais on bénéficie de visites VIP en petits groupes ».

Pour autant, le redémarrage très attendu du secteur sera progressif : trente-sept escales sont programmées en juillet et août par les deux leaders du secteur qui devraient attirer plusieurs dizaines de milliers de passagers. Bien loin des quelque 2 millions de passagers annuels dans le port marseillais d’avant la crise sanitaire… Les compagnies de croisières, qui ne peuvent donc remplir leurs bateaux qu’à moitié, cassent les prix et communiquent largement pour favoriser la reprise de leur activité. La rentabilité n’est donc pas encore en ligne de mire, « mais on attire de nouveau les gens vers la croisière », se réjouit Patrick Pourbaix.

Le Covid-19 a stoppé brutalement une croissance continue depuis dix ans dans le secteur, après un pic en 2019 à 29,7 millions de passagers dans le monde, dont 15,4 millions de Nord-Américains et 7,7 millions d’Européens, selon un rapport de la Cruise Line International Association (CLIA), association internationale de croisiéristes.

A lire aussi :

Laisser un commentaire

Dans la même rubrique