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MisterFly espère retrouver ses performances 2019… en 2022

Même si l’heure de la reprise a sonné, MisterFly estime qu’il faudra deux ans pour remonter la pente en termes de ventes.

MisterFly avait réalisé une croissance exceptionnelle d’environ 60% en 2019, affichant des ventes cumulées de 545 millions d’euros. L’exercice en cours, lui, est marqué au fer rouge par l’épidémie du Covid-19. Si les ventes ont redémarré depuis plus de deux semaines, Nicolas Brumelot, cofondateur de la plateforme de réservation de vols secs et de voyages, anticipe une forte érosion d’activité cette année.

« Avec le confinement, les réservations se sont quasiment arrêtées chez MisterFly, a-t-il souligné lors de la récente visioconférence des Entreprises du Voyage (EdV). Nous sommes à 35% de l’activité de 2019, sur l’ensemble des produits, avec une vraie accélération sur les hôtels depuis le mois de juin. » Logique, puisque les Français privilégient plus que jamais la France. 90% des réservations d’hôtels concernent notre pays, réparties entre de grandes villes comme de plus petites à l’image de Touquet-Paris-Plage.

Aérien : des baisses tarifaires significatives

Sur les vols aussi, la France domine le paysage, d’autant que des tests aléatoires ou des craintes sanitaires freinent les velléités de voyages à l’étranger. Tous pays confondus, le panier moyen des billets d’avion recule de 22%. Une érosion attribuée à la conjonction de deux phénomènes, selon Nicolas Brumelot : les destinations sont moins lointaines, et « les compagnies ont besoin de réamorcer la pompe », quitte à baisser leurs tarifs pour optimiser leurs taux de remplissage. L’Algérie, le Maroc, le Portugal, les Antilles françaises comptent parmi les destinations qui enregistrent les diminutions de prix les plus significatives début juin.

Sur l’hiver prochain, MisterFly s’attend au maintien de 40% de l’activité en comparaison avec la même saison de 2019, puis 60% de l’activité 2019 réalisée en 2021. « Nous nous rangeons derrière la plupart des analyses de l’aérien mais aussi de l’hôtellerie. Nous nous attendons à une période d’environ deux ans au minimum avant de retrouver les performances de 2019, qui constitue l’année de référence » de toute l’industrie.

MisterFly est un bon indicateur du marché, compte tenu de sa stratégie multicanal. Ses billets d’avion, hôtels et autres pre-packages sont commercialisés en B2C, en B2B, et en B2B2C.

Chez Air France, le loisir redémarre plus vite

Lors de la visioconférence des Entreprises du Voyage, Sébastien Guyot, directeur des ventes entreprises et agences France d’Air France-KLM, a également fait un point sur la lente sortie de crise.

S’agissant du segment loisir, le groupe aérien note une reprise sur l’été, notamment sur les destinations France, Afrique du Nord, et Europe du sud. « Autant la partie loisirs bénéficie d’une timide reprise, autant il subsiste une énorme incertitude sur le ‘corpo’ qui est liée à plusieurs facteurs », a relevé Sébastien Guyot. Près d’un quart des sociétés interrogées par le groupe aérien indiquent qu’elles ignorent quand elles vont reprendre leurs déplacements professionnels en avion. Le segment « affaires » peine surtout à redémarrer sur le long-courrier.

Il faudra attendre le mois de septembre pour avoir une meilleure visibilité. Les mesures sanitaires sont le premier déclencheur de voyage, a ajouté Sébastien Guyot.

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