Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

ÉDITO. Back in the USA pour les voyageurs, enfin !

La réouverture de l’Amérique du Nord aux voyageurs étrangers vaccinés apporte un gigantesque ballon d’oxygène aux agences, TO et compagnies aériennes.

Le gouvernement de Joe Biden accepte enfin de rouvrir les frontières aux voyageurs étrangers vaccinés, emboitant ainsi le pas au Canada. Il était temps que les Etats-Unis prennent cette décision, mettant ainsi fin à 20 mois de travel ban. Dès le mois de juin 2021, l’Europe avait de son côté donné son feu vert au retour des touristes américains. Le principe de la réciprocité n’a malheureusement pas été respecté. Amazing.

Après une saison d’été perdue pour les pros français du tourisme, réjouissons-nous que nous puissions être Back in the USA, pour reprendre le titre de Chuck Berry. Une telle expression de la « libération » des mobilités internationales aura, c’est certain, un effet dopant sur l’ensemble des réservations et des destinations. Non pas que la pandémie soit dernière nous, loin s’en faut – le monde devenant plus libre et serein pour les seules personnes vaccinées. Mais une page importante est tournée, plus de 18 mois après le début de la crise sanitaire.

Une telle expression de la « libération » des mobilités internationales aura, c’est certain, un effet dopant sur l’ensemble des réservations et des destinations.

En plein point presse sur la prochaine saison d’hiver à la montagne lundi soir, Jean-Baptiste Lemoyne a d’ailleurs doucement digressé sur le sujet. La levée du « travel ban » constitue « une bonne nouvelle pour les agences de voyages », un « rayon de soleil », s’est réjoui le secrétaire d’Etat au Tourisme. Une question sensible pour laquelle les Européens et les Français ont argumenté, « depuis des semaines et des mois », a-t-il précisé. Cette détente diplomatique au niveau des voyages transatlantiques arrive d’ailleurs à point nommé, en pleine crise des sous-marins commandés par l’Australie

Dans l’actualité, un autre bras de fer diplomatique s’est engagé, entre l’Arabie Saoudite et l’Espagne. Cette fois, dans le landerneau du tourisme. Riyad n’a pas encore soumis de proposition formelle, mais de source diplomatique, elle a clairement exprimé son souhait de récupérer le siège de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), actuellement à Madrid. Impensable pour l’Espagne, deuxième destination mondiale, d’autant que l’Europe représente 50% des arrivées de visiteurs internationaux, soit la moitié du tourisme mondial.

En face, l’Arabie saoudite démarre tout juste le développement du secteur du tourisme. Sa légitimité, pour récupérer le siège de l’OMT, est donc plus que discutable. Mais rien ne semble arrêter l’appétit des autorités et les deniers issus du pétrole. Il faut s’attendre à un développement fulgurant de la destination, un peu sur le modèle de Dubaï, incluant des stations balnéaires sur la mer Rouge. Le tourisme devra peser 10% du PIB saoudien en 2030, assène Mohammed ben Salmane, surnommé « MBS »… Vous avez dit ambitieux ?

Laisser un commentaire

Dans la même rubrique