"Le voyage reprend des couleurs, ce qui est une très bonne chose", a commenté ce matin Marc Lolivier, délégué général de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad). Les ventes de prestations touristiques, transports et loisirs bondissent de +138,5% au premier trimestre 2022, versus le même trimestre en 2021.
Qu'en est-il par rapport à 2019, l'année de référence pour notre secteur ? Toujours parmi les sites leaders, "la croissance de l'e-tourisme est nulle, a précisé Marc Lolivier en conférence de presse. Nous revenons au niveau de 2019. Nous avons rattrapé, en quelque sorte, le retard" dû à la pandémie.
© Marc Lolivier, délégué général de la Fevad, le 19 mai en conférence de presse. © LL
Un mois de mars qui dépasse 2019
La Fevad observe même une accélération encourageante de l'e-tourisme, ce qui a un fort impact sur les résultats globaux de l'e-commerce.
Au mois de mars 2022, l'activité "tourisme" passe en effet au-dessus du niveau de mars 2019, d'environ 18%. "Une vraie dynamique s'est installée", se réjouit Marc Lolivier. Une dynamique forte que constatent également les agences de voyages, les voyagistes et les compagnies aériennes.
"L'e-tourisme tire l'e-commerce." Tous secteurs d'activité confondus, la croissance des ventes en ligne atteint 18,4% par rapport au premier trimestre 2019, mais aussi 11,8% versus le premier trimestre 2021.
Seule ombre au tableau : l'inflation, qui vient renchérir les prix de vente dans tous les domaines.
Booking au 7e rang des sites
Lors de la conférence de presse de la Fevad, le cabinet d'audience Médiamétrie a présenté les tendances du premier trimestre.
En termes de trafic, le trio de tête reste inchangé. Amazon, Leboncoin et Cdiscount mènent la danse sur le marché français.
Booking se hisse à la 7e place dans le top 10 des sites et des applications, avec 13 millions de visiteurs uniques par mois, en moyenne. SNCF Connect (ex-Oui.sncf), lui, enregistre seulement 9,7 millions de visites alors qu'il talonne en général le spécialiste de la réservation hôtelière. La faute, sans doute, aux dysfonctionnements lors de son lancement fin janvier.
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