En partenariat avec Amadeus, PYMNTS, une plate-forme spécialiste des paiements, a mené une enquête auprès de 78 directeurs des paiements d’entreprises dans le secteur voyage, notamment auprès de compagnies aériennes, des hôtels et des agences de voyages. Trois grandes tendances se dégagent. Tout d’abord, le paiement est un gros poste de dépense pour l’industrie du voyage. En effet les entreprises lui consacrent, en moyenne, 5,4 % de leurs revenus aux paiements, soit 74,5 milliards de dollars pour l’industrie dans son ensemble. Ce montant comprend les frais versés aux banques et aux fournisseurs, ainsi que les investissements en capital et les coûts d’exploitation. L’un des principaux facteurs à l’origine de ce coût élevé provient de la complexité à gérer les paiements. Les entreprises du voyage sont, par définition, internationales, ce qui signifie qu’elles doivent être en mesure de répondre aux différentes préférences de paiement, réglementations et systèmes de nombreux pays différents, ce qui contribue à faire augmenter les coûts.
Une industrie à la traîne mais consciente
Deuxième information de taille, l’industrie du voyage se trouve à un moment charnière en matière d’innovation des paiements. Malheureusement, les acteurs n’ont pas su complètement tirer parti des profonds changements qui bouleversent l’industrie globale des paiements. 85 % des personnes interrogées ont affirmé n’avoir implanté aucune innovation relative aux paiements au cours de ces 3 dernières années. Toutefois, cela risque de changer, étant donné que 95 % d’entre elles prévoient d’intégrer des innovations en matière de paiements dans les 3 prochaines années.
Enfin, l’industrie du voyage semble avoir pris conscience de l’intérêt qu’elle a à investir dans les moyens de paiement. Elle considère désormais que les paiements sont un important levier de développement de la rentabilité. « 36 % des personnes interrogées considèrent l’innovation des paiements comme un moyen direct de réduire les coûts. 25 %, quant à eux, estiment que l’innovation peut entraîner une hausse des coûts, mais que la croissance des revenus qu’elle génère compense largement les coûts engendrés, considérant donc le bilan de l’innovation comme positif », précise l’étude.


Crédit : Amadeus