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L’édito de Dominique Gobert : on se reverra, un jour ou l’autre…

La semaine se présentait plutôt pas mal… Le secrétaire d’Etat en personne s’était déplacé afin d’apporter un message d’espoir et de confiance envers les professionnels du tourisme lors des assemblées générales de l’APST et des EdV…

Et, c’est flagrant, après des semaines de confinement, de visioconférences, de conversations de visu (merci la technique) mais pas de touchu, c’était un vrai plaisir de se retrouver en vrai. Bon, d’accord, on était masqués, tel le Concombre du même nom (ça, c’est pour les plus anciens, adeptes de BD et de Mandryka en particulier). Et j’en profite aussi pour m’excuser auprès de ceux à qui je n’ai pas causé… Je n’ai pas reconnu tout le monde !

Mais paf, après cette réunion, la douche. Froide, mais hélas largement prévisible.

L’IFTM-Top Resa, l’une des principales manifestations incontournable de la profession, reportée une première fois, n’aura finalement pas lieu.

Pour tout vous dire, ce que je fais régulièrement, nous avons déjeuné ensemble avec Frédéric Lorin, ce jeudi noir où il annonçait le report à l’année 2021 du salon en sa qualité de directeur. Bien sûr, ce n’était pas une véritable surprise, dans la mesure où la rumeur circulait depuis plusieurs jours déjà. Et mes petits camarades journaleux attendaient aussi les confidences et les explications.

Dominique Gobert, éditorialiste

Cette décision, m’a-t-il expliqué avec une certaine émotion, n’a pas été facile à prendre, entre lui et Alain Bagnaud, le patron de Reed Expos en France.

Certes, il y avait les raisons sanitaires : frontières plus ou moins fermées, des agences qui ne travaillent quasi pas… Nous connaissons tous les contraintes et il n’était vraiment pas raisonnable d’organiser un salon… à huis clos. Un salon international de surcroît.

Irréaliste.

La vraie tristesse cependant tient davantage au fait que ce salon, qui s’est tenu sans interruption depuis une bonne quarantaine d’années (à ne pas confondre avec la quatorzaine qui va devenir une septaine), était aussi le symbole de la convivialité, de l’enthousiasme, de la créativité de tout un pan de l’économie touristique mondiale. Frédéric Lorin ne pouvait pas tenir sa parole d’offrir à ceux qui lui faisaient confiance, exposants et visiteurs, la garantie de service qu’ils attendaient.

Nous avons tristement déjeuné, parce que la vie continue, en évoquant les souvenirs cocasses des précédentes éditions, en pariant sur la joyeuse convivialité que nous retrouverons sûrement dès l’année prochaine.

J’ai pas fini, comme dirait mon improbable homologue Praud, puisque nous aussi, à Eventiz (maison mère de L’Echo touristique), ce groupe qui m’emploie encore pour le moment, nous avons décidé d’annuler cette manifestation incontournable que sont les Travel d’Or, notre cérémonie des Césars.

Le Lido avait consenti à nous ouvrir exceptionnellement ses portes… et ses Bluebell Girls à la taille démesurée. Une joie pour moi qui, pour cause d’être employé par la maison concurrente, n’avait quasiment jamais eu la possibilité d’assister à cette cérémonie.

Mais, même si les conditions sanitaires étaient totalement bétonnées, nous n’avons pas eu le cœur à convivialiser (je sais, c’est un verbe nouveau) et festoyer… pendant qu’une profession tout entière se désole, sans voir le bout de la piste.

Frédéric Vanhoutte (à ne pas confondre avec le cacao qui prend un « N » à la fin), mon patron, a rejoint Frédéric Lorin dans la tristesse… et la transparence.

Mais, ainsi que le disait le ministre Lemoyne la semaine dernière, « Haut les cœurs » !

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