Enfin, il aurait dû y avoir du beau monde, mais certains politiques ont cru bon de ne pas se déplacer, au dernier moment. Pour notre ministre déléguée au Tourisme Olivia Grégoire, on ne peut lui en vouloir. Son absence était due à une petite maladie, sans gravité. Et je lui souhaite un rapide rétablissement, nous avons encore des tas de choses à nous dire !
En revanche, toujours fidèle, Jean-Baptiste Lemoyne, en grande forme, nous a accompagnés et a suivi les conférences avec attention. Un retour possible…
Après cette digression (ça faisait longtemps), quelles conclusions tirer du forum A World For Travel (AWFT) consacré au tourisme durable, d'un secteur néanmoins soumis à certaines contraintes économiques ?
Durant ces deux jours, j’aurai entendu quelque belles paroles mais sans réelle proposition d’action. Ainsi va la vie.
Dominique Gobert, éditorialiste
J'ai aussi écouté la « conversation » menée par les duettistes des institutions du tourisme : Christian Delom, ancien d’Atout France et actuel secrétaire général d’AWT, et l’incontournable Christian Mantei, président d’Atout France et accessoirement le seul Corse que je connaisse qui parait aimer travailler. Etrange mais vrai.
Or donc, Mantei démarre fort, annonçant que le temps de l’idéologie, c’est révolu, jetant le même regard sur les idéologues que moi sur les influenceurs. Et surtout de constater que le tourisme et l’écologie, c’est loin d’être nouveau. Et que l’économie s’accommode parfaitement de l’écologie.
Il a raison le Corse, il y a longtemps que le constat est fait et que l’Etat, qu’on le veuille ou non, investit des milliards d'euros.
Ce n’est pas, comme une certaine dame politique à la petite semaine, genre l’écolo dingotte qui maudit ces investissements, y compris les aides apportées au tourisme durant la crise sanitaire considérées comme des dépenses. Ce n’est pas de l’argent dépensé, mais bien de l’argent investi.
Président Macron aurait dû se rendre à Nîmes, lui qui annonçait dans le même temps l’achat par le pays de Canadair pour lutter contre les incendies et la plantation d’un milliard d’arbres !
Mantei a parfaitement raison, la transformation est en marche, dans tous les domaines et particulièrement dans le tourisme. Seulement, comme le dit très justement cet homme de bien, « on ne peut pas transformer sans croissance ». Et l’avion, bien sûr, reste important...
J’aime assez le message délivré par le président d'Atout France, largement approuvé par son compère Delom : « Assez d’idéologues, soyons maintenant pragmatiques. Vous avez gagné, maintenant laissez-nous travailler » !
Tiens, j’y pense, Sandrine Rousseau n’est pas venue.
Roooh !