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L’édito de Dominique Gobert : Selectour, quel nouveau départ ?

Il fait beau mais froid sur Hammamet. Ce 11e congrès Selectour, après deux annulations dues bien évidemment au Covid s’est enfin ouvert, malgré les incertitudes sanitaires et c’est bien. Très bien même.

Laurent Abitbol a ouvert la manifestation comme à son habitude. Accompagné de Maggy, sa maman bien tristounette au souvenir de Claude, son mari qui l’accompagnait lors du Congrès de Jérusalem.

Drôle, brillant, cet homme non seulement a confiance dans l’avenir, mais il reste aussi droit dans ses bottes face à un futur encore incertain. Au passage, il a regretté que ses alliés, pour ne pas dire associés du Cediv, n’aient pas daigné accomplir le déplacement vers la Tunisie. Mais, selon le message publié par ce réseau, il semblait « trop dangereux » pour eux d’assister au Congrès, certains membres étant déclarés « positifs ». Ils préfèrent donc protéger leurs clients… Comprenne qui pourra, mais faudrait quand même pas trop me parler de « solidarité », de « famille » et autres balivernes. Quand on a la trouille, on a la trouille et c’est tout.

Dominique Gobert, éditorialiste

Ceci était une digression qu’il était nécessaire de faire. Je ne supporte pas les donneurs de leçons, quels qu’ils soient.

Pour le Président Bitbol, faut pas trop lui parler d’écologie. Un sujet qu’il balaye d’une main : « Pour voyager, il faut prendre l’aéroplane et ça ne changera jamais », dit-il en se marrant et faudrait pas (ça c’est moi qui le dis) que l’on nous ennuie trop sur ce sujet.

Dans la salle, Jean-François Rial (Voyageurs du Monde) rigole doucement, lui qui dirige l’un des plus importants tour-opérateurs de France. Il aura d’ailleurs cette réplique, appuyée en ce sens par son complice Jean-Pierre Nadir (Fairmoove), lequel parle toujours à la vitesse d’une mitrailleuse rescapée de la force Barkane : « la planète se réchauffe, il faut compenser et pour ça, une seule solution : planter des arbres ».

Pas bête, certes, mais avant de les planter, faudrait peut-être éviter de les couper ou de massacrer les forêts, tel Bolsonaro du côté du Brésil.

Ça, c’est encore autre chose.

Là où Laurent Abitbol est vraiment fort, très fort, c’est son combat envers les compagnies aériennes qui, pour certaines, lui polluent la vie. Les « voyous », ainsi qu’il les appelle, citant au passage Ryanair.

Cette compagnie dirigée par ce bon vieil O’Leary, au comportement absolument gougnafier durant le confinement, refusant de rembourser les milliers de vols annulés.

Dorénavant, Ryanair, comme quelques autres compagnies, sera boycottée par le réseau. Tandis qu’Air France et nos compagnies françaises, vertueuses, seront privilégiées sur les listes Selectour.

Mais, le fin du fin, bien sûr, c’est l’appel envers Air France du retour à la commission pour les distributeurs. « Commencez, dit-il à Air France, et les autres suivront. »

Il n’a pas tort, loin de là. Pour vendre plus cher, les compagnies ont besoin de vrais distributeurs qui ne peuvent pas travailler… Motivez-les et ils vendront tout.

C’est simple à comprendre quand même. N’est-il pas ?

Mais ces fameuses « commissions » existent malgré tout. Marc Rochet, patron de French Bee /Air Caraïbes, ne le cache pas. Et il dit non !

Pour le nouveau départ, ça craint.

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