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Accor : Denis Hennequin débarqué dès aujourd’hui?

Le PDG du groupe hôtelier, en place depuis la fin 2010, pourrait être évincé ce mardi en conseil d’administration, affirme le quotidien économique Les Echos, reprenant à son compte une "hypothèse" qui "circule avec force tant en interne qu'en externe" de l'entreprise.

Le sort de Denis Hennequin à la tête d’Accor pourrait bien se jouer aujourd’hui. D’après un article des Echos, le PDG du groupe hôtelier risque d'être remercié ce mardi, lors du traditionnel conseil d'administration convoqué avant l'assemblée générale des actionnaires.

Il paierait une stratégie jugée trop "douce", "tant en termes de cession ou d'externalisation d'actifs hôteliers, mais aussi de réorganisation de l'entreprise, dans un contexte beaucoup moins favorable à l'hôtellerie", indique le quotidien économique.

L'ancien patron de McDonald's en Europe ferait aussi les frais de la mollesse du cours de Bourse, qui en dépit de sa petite hausse depuis un an, n'a toujours pas rattrapé son niveau d'il y a trois ans.

Des tensions avec les fonds Colony et Eurazeo

"On y verra plus clair après le conseil" d’administration, a indiqué au journal une source interne anonyme, tout en confirmant le scénario d'une éventuelle mise à l'écart de Denis Hennequin. Le syndicat CFDT, lui aussi cité par le quotidien, évoque pour sa part "une semaine décisive" et appelle à manifester lors de l'AG.

Selon les analystes financiers, des "tensions existaient depuis quelques temps entre deux actionnaires importants et la direction", mais sans laisser entrevoir de changement à la tête du groupe. Ils font référence aux sociétés d'investissement Colony et Eurazeo, qui détiennent de concert un peu plus de 20% du capital et 4 sièges sur 10 au conseil d'administration.

"Le fait est que Denis Hennequin s'est engagé dans un plan à quatre ans de transformation du modèle Accor qui peut apparaître en décalage avec l'urgence de la situation dans un contexte très crispé en Europe", explique un analyste parisien. Ce décalage est selon lui "malheureusement impossible à corriger dans l'urgence, même avec un changement de président".

En poste depuis décembre 2010

Denis Hennequin avait remplacé Gilles Pélisson comme directeur général le 1er décembre 2010, puis comme PDG à partir du 15 janvier 2011.

Accor a mécontenté ses actionnaires en accusant une perte nette de 599 millions d'euros sur son exercice 2012, découlant en grande partie du coût de son désengagement de la chaîne de motel américaine Motel 6.

Fin mars, le groupe avait annoncé la suppression de 172 postes, via un plan de départs volontaires. Ce projet "de plan d'adaptation de son organisation" entrait dans le cadre d'un plan d'économies en Europe de 100 millions d'euros sur la période 2013-2014, avait à l'époque précisé l'entreprise.

Pour améliorer sa rentabilité, Accor prévoit de se séparer d'ici 2016 de 800 hôtels, qui passeront en contrat de franchise ou de management.

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