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Accor : chiffre d’affaires en hausse de 16% en 2019, des incertitudes sur la Chine

Le groupe hôtelier vient de publier ses résultats pour l’année passée. Si la plupart des indicateurs sont au vert, la Chine et la zone Asie-Pacifique concentrent quelques incertitudes. En Chine, 200 hôtels sont actuellement à l’arrêt en raison du coronavirus.

Des “résultats records”. C’est ainsi que Sébastien Bazin, le PDG du groupe Accor, a qualifié les chiffres de 2019. De fait, le groupe hôtelier a engrangé l’an dernier un chiffre d’affaires de 4,049 milliards d’euros, en hausse de 16% (3,8% à périmètre et change constants). Le résultat net du groupe s’élève quant à lui à 464 millions d’euros. Au cours de l’année passée, le groupe a poursuivi le développement de son portefeuille avec 45108 nouvelles chambres (327 hôtels) dont 12954 chambres (65 hôtels) dans le segment luxe, confirmant ainsi les appétits du secteur pour ce marché. Fin décembre, le groupe disposait ainsi d’un total de 739537 chambres (5036 hôtels) et d’un pipeline de 208000 chambres (1206 hôtels), à 76% dans les marchés émergents. L’année 2019 a en effet été marquée par plusieurs lancements de nouvelles enseignes avec Tribe, The House of Originals (par sbe), ou encore Greet, qui devrait compter 300 établissements à l’horizon 2020.

Année contrastée en France

Au global, le RevPAR du groupe affiche une progression de 1,7%. Sur la zone Europe, la hausse est de 2,6%, une performance similaire à celle de la France, où “l’excellente première partie de l’année”, portée par la tenue de nombreux événements professionnels, a été contrebalancée par une fin d’année plus modeste et les grèves qui ont impacté la clientèle affaires au quatrième trimestre”, détaille le groupe. Parmi les faits notables, l’Amérique du Sud affiche une forte progression sur l’année 2019, notamment le Brésil, avec un RevPAR en hausse de 12,3%. A l’inverse l’Asie-Pacifique est la seule zone à afficher une baisse du RevPAR. Sur la Chine, il accuse une chute de 6,1%. “Malgré une demande domestique toujours solide, les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, combinées aux troubles à Hong Kong, ont continué de détériorer les conditions de marché se traduisant par un impact sensible sur l’activité”, explique le groupe. La tendance est aussi légèrement négative en Australie. “Le ralentissement du tourisme chinois a impacté la demande et les importants feux qui se sont déclarés dans le pays ont pénalisé la fin d’année.

200 hôtels à l’arrêt en Chine et à Hong Kong

Sur ces marchés, il est d’ores et déjà à prévoir que les performances de 2020 seront impactées en raison de l’épidémie de coronavirus qui sévit actuellement. Jeudi matin, le groupe a en effet annoncé que 200 hôtels sont à l’arrêt en Chine et à Hong Kong, sur un total de 370 dans la région, tout en précisant que l’épidémie avait un impact marginal à ce stade, et que ses répercussions mondiales été difficiles à mesurer. “Nous n’avons pratiquement plus d’activité en Chine, a indiqué Jean-Michel Morin, le directeur général adjoint du groupe. La Chine continentale, Hong Kong et Macao ne représentent toutefois que 3% du chiffre d’affaires global d’Accor, a-t-il précisé. Mais le marché est hautement stratégique, comme en témoigne le rapprochement du groupe hôtelier avec Alibaba en novembre dernier.

“Une grande partie des hôtels fermés (60 le sont effectivement, les autres n’ont presque plus de clients, ndlr) ont été mis à la disposition des autorités chinoises, pour les accompagner pour héberger toutes les équipes médicales, pour donner de l’alimentaire, pour tous ceux qui travaillent dans les hôpitaux. On est totalement à la disposition du gouvernement chinois, on est très très local depuis 47 en Chine”, a souligné Sébastien Bazin.

Sur l’année 2019, les performances en Asie-Pacifique avaient déjà été impactées par l’acquisition de Mantra, en mai 2018, qui accuse une perte de valeur de 150 millions d’euros, notamment en raison d’un environnement dégradé en Australie. L’Asie-Pacifique génère plus d’un tiers de l’activité du groupe, qui indique désormais attendre “le point de retournement” de l’épidémie pour pouvoir juger de l’effet qu’elle aura sur l’industrie hôtelière.

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