Crise au Sri Lanka : "A ce stade, rien ne justifie d'annuler un voyage"

En voyage sur l’île depuis quelques jours avec des salariés d’Asia et quatre agences partenaires, Guillaume Linton fait un point sur la situation au Sri Lanka, à travers une tribune.

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Rédaction L'Echo touristique

Rédaction L'Echo touristique

6 avril 20223 min de lecture

Asia Sri Lanka 2022
Guillaume Linton et son groupe sont au Sri Lanka pour participer au Raid Amazones 2022.© Guillaume Linton

Pour rappel, ces derniers jours, la situation a pris une tournure insurrectionnelle au Sri Lanka, plongé dans une grave crise économique. Si le gouvernement semble accorder la priorité à la reprise de l’activité touristique, qui permettrait au pays de sortir la tête de l’eau, la colère gagne la population locale. Guillaume Linton, le PDG d’Asia, sur place depuis quelques jours pour offrir un beau voyage de récompense à ses collaborateurs et à ses agences les plus méritants, témoigne de l’expérience qu’il vit sur l’île avec son groupe.

« Nous nous régalons depuis notre arrivée, puisque le temps est fabuleux, les sites ne sont fréquentés que par une très rare clientèle européenne très peu fréquentés ; et, jusqu’ici, les tensions économiques et politiques qui chahutent le pays n'ont aucune incidence notable sur l'activité touristique du Sri Lanka.

Les 5 principales "gènes" pour la population locale sont les suivantes. Je vous précise, pour chacune, les solutions adoptées pour les voyageurs étrangers :

1. Pénurie d'essence

Les réceptifs connaissent les stations les moins encombrées et évitent de faire le plein dans les grandes agglomérations comme Colombo, Kandy ou Jaffna. En cas de forte affluence, les véhicules transportant des touristes sont prioritaires dans les stations et n'attendent quasiment pas.

2. Coupures de courant

Les resorts et hôtels de catégorie 4*, 5* et luxe sont tous équipés de générateurs et groupes électrogènes autonomes qui prennent le relais en cas de coupure. Les interruptions ne durent donc qu'une à deux minutes et ne sont pas si fréquentes.

3. Couvre-feu

Nous l'avons expérimenté de samedi 18h à lundi 6h et ça a été le meilleur moment de notre séjour ! Il n'y avait quasiment plus de véhicules sur les routes du triangle culturel et ça nous a permis de gagner un temps fou dans nos déplacements, puisque les véhicules transportant des touristes sont les seuls autorisés à circuler. Ce couvre-feu était une réponse du gouvernement suite à un appel à manifester dans toutes les grandes villes du pays.

4. Pénuries alimentaires

A ce stade nous n'avons noté aucune incidence sur la variété et la quantité servies aux buffets et repas dans les hôtels et restaurants de notre voyage. Nous avons même été très agréablement surpris par la grande qualité culinaire sur tous les sites où nous nous sommes restaurés, par rapport à nos dernières missions sur la destination avant la pandémie.

5. Manifestations

J’ai séjourné à Colombo et ai circulé parfaitement normalement, et il n’y a pas de nouvelle manifestation d'ampleur annoncée pour le moment.

En résumé, à ce stade, rien ne justifie d'annuler son voyage au Sri Lanka, qui est plus accueillant que jamais, avec des initiatives très appréciables du gouvernement dans le contexte actuel pour permettre aux voyageurs de profiter pleinement de leur séjour sur l'île. Il n'y a quasiment que des européens sur les sites touristiques et la forte dévaluation de la roupie en cours rend la destination très peu coûteuse pour nos compatriotes. Les récentes annonces d'aides du FMI et du gouvernement indien, assorties de conditions claires de respect d'un processus démocratique en cas d'élections anticipées, devraient également être de nature à intensifier la pression sur le président sri lankais et à calmer la population. Enfin, il est très probable que l’état d’urgence soit rapidement levé."

Guillaume Linton, PDG d'Asia

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