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Centres de congrès : ce qui freine leur activité

Le cabinet Coach Omnium vient de publier son nouveau Panorama sur les palais des congrès et parcs des expositions en France. Si leur activité est globalement satisfaisante, des marges de progression existent.

Bien… mais pourrait mieux faire. En publiant son Panorama sur les Palais des congrès et parcs des expositions en France, le cabinet Coach Omnium met le doigt sur certaines des faiblesses intrinsèques du marché des événements professionnels en France. Qu’on ne s’y trompe pas : selon cette étude, sur les deux dernières années, 50% des exploitants qui se sont exprimés dans le cadre de l’enquête de Coach Omnium ont constaté une hausse, souvent substantielle, de leur activité. Et les prévisions sont prometteuses : 35% des palais des congrès et parcs des expositions estiment qu’elle sera en augmentation, et 52 % qu’elle sera identique à celle des deux dernières années. Mais des freins subsistent.

L’hébergement toujours insuffisant

Les exploitants de palais des congrès et de parcs des expositions sont ainsi 56% à trouver que l’offre d’hébergement manque en quantité dans leur destination. Cela provoque des impossibilités de recevoir des grandes manifestations par insuffisance de chambres ou de disponibilités. Conséquence : les manifestations à caractère international sont rares et se concentrent essentiellement sur Paris, « avec quelques miettes pour quelques rares villes de province », relève l’étude, ajoutant que la “grande majorité des manifestations MICE est d’origine régionale ou départementale, à faible distance du site. » 43% estiment aussi que l’hébergement est insuffisant qualitativement. Qu’il s’agisse de gamme, de prestations, ou de professionnalisme… ou tout à la fois, rapporte Coach Omnium.

Dans cette enquête, les exploitants de sites déplorent aussi une concurrence de plus en plus vive, via notamment l’émergence d’une offre alternative. « Ils reprochent, par exemple, la création d’espaces de réunions dans les monuments historiques ou encore dans les entreprises, ce que font 40 % des commanditaires de MICE », note Coach Omnium. Leur activité est également compliquée par des négociations de plus en plus âpres avec les services achat des entreprises, qui ont ces dernières années intégré petit à petit le MICE à leur périmètre d’action.

Des problèmes d’effectifs

Le manque d’investissements pour moderniser les équipements nuit aussi à l’attractivité de leurs sites, d’après les personnes s’étant exprimées auprès de Coach Omnium. A ce niveau, la situation semble être en train d’évoluer dans l’Hexagone, qui compte environ 200 centres de congrès et parcs des expositions. « Après une stagnation assez durable, il se crée un grand nombre de nouveaux équipements, ici et là, depuis ces dernières années. On peut en recenser plus d’une trentaine qui viennent d’ouvrir, qui sont en phase de conception ou sont en projet avancé », analyse l’étude. Il y a en effet urgence pour certains. 28 % des espaces datent d’avant les années 1980, dont 12 % d’avant 1960.

Mais les marges de progression reposent aussi sur les ressources humaines : dans son étude, Coach Omnium s’étonne de constater que 67 % des centres de congrès et parcs des expositions n’ont qu’un seul commercial externe, chargé de la prospection. « Ces faibles effectifs et moyens commerciaux peuvent expliquer en partie les problèmes de ventes, d’activité et de lutte face à la concurrence”, relève Coach Omnium. Une solution, peut-être, pour développer l’activité des sites : “En fonction de leur localisation et de leur taille, le niveau d’activité est très variable d’un centre de congrès et parc des expositions à l’autre, souligne l’étude. Près de la moitié (46 %), seulement, sont occupés plus de 200 jours par an, dont montages et démontages. »

L’étude est disponible gratuitement et dans son intégralité sur le site de Coach Omnium.