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Billets d’avion en France : l’Uncaf milite pour des prix planchers de 350 euros

Anticipant la guerre féroce des prix, l’Union nationale des compagnies aériennes françaises souhaite que le gouvernement règlemente le prix des billets d’avion.

L’Union nationale des compagnies aériennes françaises (Uncaf) demande au gouvernement de mettre « un terme aux pratiques du ‘monde d’avant’. Et de fixer des prix planchers par billet afin que les compagnies arrêtent de vendre à perte. Ce qui est le cas avec des billets à un euro ou même à 29,90 euros ne couvrant bien souvent même pas les taxes… »

Pour justifier cette position récurrente mais clivante, le syndicat aérien dénonce « l’appétit féroce des low cost pour le marché français » qui a eu selon lui pour conséquence « une explosion du trafic aérien national et intra européen, sur fond de distorsion de concurrence de par le positionnement des sièges sociaux dans les pays à fiscalité « complaisante » et incitant certains à parfois bafouer le droit social Français ».

Mais l’Uncaf dénonce surtout « une communication agressive à base de tarification à perte donnant l’impression aux consommateurs qu’un vol ne devrait pas coûter plus cher qu’un menu en restauration rapide… La course au passager lorsqu’elle se traduit in fine par des milliards de perte, ne peut plus être compensée par la fiscalité des français. »

Des billets à 550 euros minimum pour le long-courrier

C’est pourquoi l’Uncaf demande au gouvernement d’imposer des tarifs minimum aux transporteurs aériens pour leurs billets. Et sans une multitude d’exceptions qui anéantiraient les mesures. Le syndicat propose les tarifs planchers de 350 euros TTC A/R pour les vols nationaux, 450 euros TTC A/R en provenance ou à destination de l’Europe, 550 euros TTC A/R en provenance ou à destination de toutes les autres destinations.

En imposant cette loi tarifaire, « le gouvernement prendrait ainsi une décision forte, saine et utile en matière environnementale et en matière économique ». En effet, l’Uncaf estime que ces prix planchers auraient entrainerait une diminution des vols, et éviterait de fabriquer des impôts et des taxes pour compenser.

Et la démocratisation du voyage ?

« Nous abordons le sujet qui fâche…, poursuit l’organisme. Réduction mécanique du nombre de vols et ralentissement de l’avion pour tous… Par contre, nous sauverions notre industrie, nos emplois, nos compagnies et nous inscririons notre industrie dans une trajectoire compatible avec les accords de Paris ».

La règlementation impacterait la démocratisation de l’avion, reconnaît effectivement le syndicat. Les aéroports risqueraient pour leur part de « hurler en expliquant que leurs modèles de développement reposent sur le nombre d’avions et de passagers se posant sur leurs espaces. » Et des acteurs du tourisme low cost « argumenteront leur opposition en supposés milliards d’euros de perte (que personne ne pourra jamais vérifier) ».

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