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TUI : les syndicats veulent de meilleures conditions de départ

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La fusion entre TUI et Transat France est en négociations depuis plusieurs mois.
La fusion entre TUI et Transat France est en négociations depuis plusieurs mois.

A quelques semaines de la présentation du projet de fusion, les négociations entre la direction et les représentants du personnel se poursuivent, sous l’égide de la Direccte.

Après avoir rencontré les représentants des salariés de TUI et de Transat, la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, du travail et de l’emploi (Direccte) des Hauts-de-Seine a envoyé un courrier à la direction de TUI. Dans la missive, l’institution, qui joue le rôle d’intermédiaire quand cela est nécessaire entre les deux entités, demande au groupe de fixer les contours de son plan et d’en préciser la nature.

Pas de retard à prévoir pour la signature d’un accord

En effet, comme le pensent les syndicats depuis l’ouverture des négociations, la Direccte estime que certaines conditions de départ avancées par la direction relèvent plus du Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) que du Plan de départ volontaire (PDV), censé être plus avantageux pour les salariés qui ont pris la décision de quitter l’entreprise.

Pour la direction de TUI, "le courrier formalise les remarques et observations déjà formulées par la Direccte, avec qui [nous] sommes en contact depuis le départ. On prépare donc une réponse écrite à ce courrier, pour formaliser nous aussi nos propositions. Cela ne retarde en aucun cas l’échéance prévue par l’accord de méthode signé avec les représentants du personnel, qui fixe les modalités de négociations et le calendrier. Tout ça fait partie du processus normal".

Reclassement : peut mieux faire

Du côté des représentants du personnel, la situation ne semble pas si limpide. "S’il reste tel quel, on ne signera pas cet accord", prévient Lazare Razkallah, secrétaire général du CCE de la fusion TUI/Transat et délégué CGT dans l’entreprise. Certains points irritent encore les négociateurs. "On veut que la direction qualifie la nature de son plan. Est-ce un PDV ou un PSE ? De plus, on est contre les projets d’"Assesment", qui visent à fusionner les TUI Stores et les agences Transat dans 10 villes. Ils doivent aussi faire plus d’efforts sur le projet de reclassement", précise Lazare Razkallah.

Etant donné que l’échéance arrive à grand pas – le CCE doit rendre un avis sur le projet One le 6 juin – deux réunions de négociations supplémentaires ont été programmées ce jeudi et lundi 22 mai. Pour être validé, le projet de la direction doit obtenir l’approbation de la majorité des salariés. La CGT représentant 45% des personnels de l’entreprise, un refus de sa part entraînerait un arbitrage de la Direccte. "Et on est persuadé que le projet sera retoqué…", glisse Lazare Razkallah.

Pour les représentants du personnel, les offres de départs de la direction doivent être plus attractives. "S’ils veulent des candidats au départ, il faut mettre les moyens". Les négociations se poursuivent donc, chacun semblant camper sur ses positions.

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