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Quand les chauffeurs VTC roulent pour les pros

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Man driving car
Man driving car
© Fotolia

Les véhicules de transport avec chauffeur (VTC) ont un bel avenir dans le parcours client imaginé par les pros du voyage. C'est un vrai service pour le client, sur lequel les taxis n'ont pas dit leur dernier mot.

"Les agences de voyages doivent élargir leurs services. La partie VTC ou taxis devrait faire partie de leur proposition de valeur", estime Yves Weisselberger, fondateur de SnapCar.

Son entreprise, qui vise la clientèle affaires à travers ses 5000 chauffeurs, a réussi à se connecter à l’univers des déplacements professionnels. Le passé d’Yves Weisselberger, ancien patron de KDS, lui a ouvert les portes chez AirPlus notamment, et surtout facilité la signature de grands comptes, de Siemens à Samsung en passant par Mondial Assistance. En revanche, SnapCar peine à pousser les portes des vendeurs, pour l’instant. "Les agences de voyages offline constituent un élément clé de notre stratégie, mais notre collaboration avec la distribution est pour l’heure au stade embryonnaire", ajoute Yves Weisselberger. Un accord a été conclu avec Selectour, plus précisément avec l’agence Selectour Vairon Voyages.

Dans l’absolu, les agences pourraient offrir un VTC ou un taxi pour le transfert aéroport, commandé à l’avance. Mais le sujet est relativement nouveau, pas encore bien intégré dans le parcours client, et le modèle économique n’est pas simple. "Nous partageons la commission avec les agences, qui n’est pas très élevée, puisqu’elle correspond à 20%", reconnaît le patron de SnapCar.

Intégrer la résa dans le parcours client

L’application Marcel fait elle aussi le pari du B2B, soit des intermédiaires en quête d’une solution door-to-door pour leurs clients. "40% de notre activité vient des professionnels, estime son cofondateur Bertrand Altmayer. Marcel transporte des employés d’entreprise, comme la direction de Thomas Cook, et des clients des agences du réseau de distribution (en B2B2C), et ce, depuis 2015. Les voyageurs se voient proposer, en fin de parcours, un véhicule de tourisme avec chauffeur.

"Les vendeurs peuvent ainsi augmenter leur panier moyen", assure Bertrand Altmayer. Et surtout offrir un service, puisqu’une course de 35 à 40 euros en moyenne sur la base d’une commission de 15% TTC à partager, n’est pas très rémunératrice. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui donne tout son sens à l’automatisation de la réservation.

Marcel compte 12 000 chauffeurs inscrits sur sa plate-forme, dont 10% vraiment actifs. La start-up française, qui a levé 1M€ en 2016, est implantée à Paris, Lyon et Toulouse, en attendant d’autres grandes métropoles. A l’exception, sans doute, de Marseille, où les taxis quadrillent la ville.

Les taxis en prennent de la graine

Les taxis, rompus à la réservation en temps réel, changent peu à peu leur mode opératoire, pour s'adapter aux attentes du consommateur. La preuve avec la plate-forme commune déployée par Carlson Wagonlit Travel France et les taxis G7, pour les voyageurs clients du réseau, voyageant en France : https://cwt.g7booking.com/.

Cette solution permet de commander un taxi à la carte pour des transferts en France, dans 100 gares et 60 aéroports, avec un service VIP (wifi, chauffeur parlant anglais et français, délai d’attente à la carte). Dans le même esprit, le réseau Selectour a conclu un contrat avec G7 Booking, pour proposer la réservation de taxis pour des transferts en France, notamment à destination des voyageurs affaires. La guerre concurrentielle que se livrent VTC et taxis se poursuit aussi sur le terrain du B2B.

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