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Croisière : les passagers sont-ils en sécurité ?

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La croisière applique des normes internationales de sécurité aussi bien à bord que dans les ports.
La croisière applique des normes internationales de sécurité aussi bien à bord que dans les ports.

Suite à la diffusion d’un reportage sur France 2 critiquant la sécurité à bord des paquebots de croisières, des voyageurs français pourraient se poser la question. La Clia réfute pour sa part toute faille dans les procédures en vigueur, plus poussées, selon elle, que dans d’autres lieux et modes de transports.

C’est une publicité dont la croisière se serait bien passée. Le 31 août, le journal de 20 heures de France 2 diffusait un reportage en caméra caché censé mettre en évidence des failles dans la sécurité à bord des bateaux de croisières. Selon le journaliste, ce type de vacances "concentre tout ce que les djihadistes exècrent", se retrouvant de fait "dans le viseur des terroristes". Une analyse démentie par la Clia (Association internationale des compagnies de croisières).

Des procédures semblables à celles des aéroports

"C’est un reportage à charge de bout en bout. Je devais être interviewé et ça a été annulé. Par ailleurs, ils n’ont repris quasiment aucune des informations que nous leur avions transmis", regrette Cédric Rivoire-Perrochat, directeur général de Clia France. "Il est recommandé aux compagnies de ne pas montrer les protocoles de sécurité en vigueur", précise-t-il afin d’expliquer le refus de tournage auquel le journaliste s’était heurté.

Pour l’association, la croisière n’est pas plus menacée qu’une autre industrie. Et la sécurité, qui repose sur des procédures similaires à celles en vigueur dans les aéroports, serait même plus solide qu’ailleurs. "La sécurité est plus drastique que dans bien d’autres infrastructures touristiques (parcs d’attractions, musées, hôtels, etc...) ou de transports (gares, gares routières, transports publics, etc. …)", assure un communiqué publié en réaction au reportage. Selon Cédric Rivoire-Perrochat, certaines compagnies vont d’ailleurs plus loin que ce que préconisent les normes internationales ISPS (International Ship and Port Facility Security).

Des personnels hautement entraînés

Si la profession refuse de communiquer sur le nombre de personnels de sécurité à bord et sur leur équipement – l’armement dépendrait du pavillon sous lequel vogue le bateau –, elle assure qu’ils sont hautement entraînés, certains étant d’anciens officiers d’élite.

Par ailleurs, la croisière, plus souple que d’autres types de vacances, peut anticiper les risques et adopter des mesures préventives. "Nous avons la possibilité de ne plus aller sur des destinations à risque, à l’image d’Istanbul qui n’était plus sur les itinéraires en 2016", souligne Cédric Rivoire-Perrochat. Avec un taux de pénétration de 0,9% en France, la croisière entend convaincre de nouveaux voyageurs d'embarquer. On comprend qu'elle n'ait pas apprécié ce coup de projecteur anxiogène.

La Clia répond point par point au reportage de France 2

Pour rassurer clients et professionnels du tourisme, la Clia a répondu en détails aux supposées failles pointées par le journaliste de France 2.

Concernant le reportage par lui-même, l’industrie de la croisière tient à apporter les éclairages suivants.

  • Contrôles d’identité

Toutes les listes de passagers et membres d’équipage sont communiquées avant l’arrivée d’un navire dans un port aux autorités locales et nationales du pays d’escale. L’équivalent des services de la Police de l’Air et des Frontières effectue des contrôles en amont de l’identité des passagers. Tout comme dans les aéroports, les documents d’identité ne sont pas scannés lors de voyages au sein de la communauté européenne, les passagers ayant déjà été contrôlés à leur entrée dans l’UE ou étant des ressortissants européens. Les journalistes ont été contrôlés conformément aux procédures en vigueur à l’entrée du port, au moment de l’enregistrement dans le terminal ainsi qu’à l’embarquement à bord du navire.

  • Scan des bagages à main

Selon les ports, le contrôle de sécurité des bagages à main peut être effectué soit à terre dans le terminal croisières par les autorités portuaires, soit à bord avec les systèmes de sécurité des navires. La procédure de sécurité montrée dans ce reportage respecte les plus hauts standards de vérification, tout en notant que la sécurité dans les ports italiens a également été fortement relevée.

  • Arme factice

Le jouet en plastique embarqué par les journalistes au retour d’une escale, avec d’autres jouets, ne peut être considéré comme une arme réelle pour l’œil d’un agent de sécurité hautement entraîné à détecter des objets illicites ou dangereux, tant la reproduction de ce jouet est grossière et n’admettant aucune confusion si on le compare à l’arsenal embarqué par "l’expert" Stéphane Papillon.

  • Arsenal embarqué sur un navire

Il est regrettable que le journaliste n’ait pas mentionné que l’arsenal d’armes factices embarquées et montrées l’a été sur une autre compagnie, non membre de CLIA.

  • USS Cole

Le rapprochement effectué avec l’attentat ayant visé le destroyer américain USS Cole en Octobre 2000 à Aden, Yemen, est totalement inapproprié et déplacé, le contexte géopolitique et sécuritaire de la région du Golfe d’Aden étant totalement hors contexte.

 

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