Croisières : on a testé le Renaissance, le premier paquebot de CFC

Le premier paquebot de la Compagnie Française de croisières entame sa première saison en mer avec l'envie de faire renaitre les croisières à la française de l'époque du France ou du Mermoz. L'Echo Touristique était à bord pour découvrir la cure de jouvence effectuée à Brest par ce navire de 1100 passagers.

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Stéphane Jaladis

Stéphane Jaladis

13 juillet 20238 min de lecture

On a testé le Renaissance, le premier paquebot de CFC
Le Renaissance peut embarquer 1 100 passagers.© CFC

Ca y est ! Le Renaissance de la Compagnie Française de Croisières (CFC) a pris la mer en direction de l'Ecosse et des îles du Nord de l'Europe. Après une sélection de professionnels du tourisme qui ont pu découvrir le navire le temps d'une croisière inaugurale jusqu'à Zeebrugge ou de son baptême le 28 juin par sa marraine, l'actrice Anne Parillaud, les vrais clients ont pris possession du navire.

Le Renaissance arbore fièrement sa nouvelle coque noire et sa bande tricolore sur sa cheminée, clin d'œil au mythique paquebot France.

Un paquebot qui a fière allure pour ses 30 ans

Sorti des chantiers en 1993 sous le nom de Maasdam pour la compagnie Holland America Line, le paquebot long de 219 mètres a été rénové en 2018 et tout récemment dans un chantier naval de Brest afin d'atténuer le poids des années. Chaleureuse et colorée, sa décoration allie ainsi des éléments faisant un clin d'œil sympathique aux années 1960 et 1970, des objets anciens (maquettes, peintures, gravures, sculptures africaines...), des références plus contemporaines et design (comme pour ce bar à vin/champagne Le Décanteur). On ne peut ainsi rester insensible à la suspension verte en verre de l'atrium central qui place instantanément le navire dans un univers rétro. S'étirant sur trois ponts, elle marque le point névralgique du navire où sont regroupés la réception, le bureau des excursions, les boutiques, le cabinet photos...

© Stéphane Jaladis

629 cabines, à 80% extérieures

Ce décor aux teintes sobres se décline aussi dans l'aménagement des cabines dont 80% ont l'avantage d'être extérieures. Si toutes bénéficient d'une bonne literie, plusieurs catégories d'hébergement sont proposées, de la cabine intérieure aux agréables cabines avec balcon, voire aux superbes suites possédant une large terrasse et un coin salon avec bar. Un confort qui permet d'apprécier les croisières CFC composées de longs itinéraires découverte. Petite surprise au pont 6 où les cabines sont soit dotées d'un large sabord rond soit d'une baie vitrée s'ouvrant directement sur le pont promenade faisant le tour du navire. Attention au respect de l'intimité...

Loin des géants des mers d'aujourd'hui, le Renaissance possède une taille raisonnable, disposant de 629 cabines. C'est l'atout majeur de CFC car fort de son positionnement Premium, la jauge a été ramenée à 1100 passagers francophones (contre 1258 croisiéristes dans sa vie précédente) qui sont bichonnés par 560 membres d'équipage. Beaucoup parlent la langue de Molière car issus de l'Hexagone, de Maurice, de Tunisie... Pour les autres, l'anglais permet aisément de se faire comprendre. Le commandant Guy Sabatier est aussi français, tout comme d'autres officiers de la passerelle, le bateau devant arborer le pavillon tricolore dès septembre grâce à son enregistrement à Marseille. Et non plus à Hamilton dans les Bermudes.

A noter : pour se démarquer, le Renaissance dispose de 100 cabines single commercialisées sans supplément.

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A chacun son espace préféré à bord

Le Renaissance se caractérise ensuite par la multiplicité de ses espaces intérieurs, plutôt intimistes, pour admirer la mer ou se reposer, pour prendre un verre ou danser grâce à ses bars, pour lire ou jouer entre amis à des jeux de plateau dans son agréable bibliothèque Les Explorateurs, dont les rayonnages sont bien fournis en livres de voyages, romans, BD, recueils pour enfants... Un lieu au calme qui sied tout particulièrement aux croisiéristes ayant besoin de travailler sur un ordinateur durant la navigation. Pour les conférences dispensées par les guides, le bateau abrite en outre au pont 7 un auditorium et deux salles de réunion. Petit plus, les passagers des suites et cabines avec balcon ont accès à un club lounge situé au pont 10 où ils peuvent profiter d'un petit encas ou lire tranquillement dans le coin bibliothèque de ce salon VIP. La clientèle d'un certain âge voire les seniors est la cible visée par CFC.

A noter : peu de choses sont de fait destinées aux enfants à bord, qui ne sont d'ailleurs acceptés qu'à partir de 16 ans, à part quelques livres à la bibliothèque, les tables de ping-pong et les piscines. Un club enfants baptisé Les Gones ouvrira toutefois ses portes durant les quelques croisières dites multigénérationnelles.

A la table du commandant

La cuisine est un élément important de toute croisière, notamment pour la clientèle française. Le Renaissance ne manque donc pas de points de restauration avec d'abord son grand restaurant buffet Belle-Ile ouvert à tous les repas. Rien à y redire, chacun pouvant trouver son bonheur grâce au choix des entrées, plats et desserts. Une partie, le Saigon, est consacrée à la cuisine asiatique mais n'était pas encore en service lors de notre test. Avec ses dorures et son immense plafonnier, le grand restaurant Vatel prend, lui, ses aises sur deux ponts, table idéale pour discuter et prendre son temps le soir, cadre de l'incontournable diner du commandant, point d'orgue de chaque croisière. Le Vatel aurait toutefois mérité un zeste supplémentaire d'originalité dans l'assiette pour faire vibrer les papilles lors de mon passage à bord ce qui ne manquera pas d'arriver dès les prochaines croisières.

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Le Louchébem est lui dédié aux viandes. Les croisiéristes y apprécieront un décor stylé orné de verreries italiennes. Sans oublier la Table du Chef, le restaurant gastronomique de 12 couverts seulement qui propose une expérience culinaire en 7 plats doublé d'un accord met/vin. Plusieurs forfaits boissons sont proposés à la clientèle tout comme pour le wifi afin de garder le contact avec la terre ferme. Après le diner, les croisiéristes peuvent poursuivre la soirée dans l'un des piano-bars et au grand théâtre La Belle Epoque dont les 600 places se déploient sur deux niveaux.

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Plusieurs spectacles y sont joués au cours de la navigation, emmenés par une jeune troupe et portés par un véritable orchestre sur scène. Celui consacré aux légendes de la chanson française est particulièrement réussi et plaira sans aucun doute à la clientèle française. Et pourquoi ne pas finir sur le dance floor du très beau salon panoramique situé au pont 12 ? Retrouvant tout son calme en journée, ce lieu est propice à l'observation des paysages traversés et des mers parcourues en espérant apercevoir quelques cétacés. N'oubliez pas vos jumelles !

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Des activités gratuites ou en payantes

Pendant les navigations, les passagers peuvent profiter d'un boulodrome, de deux tables de ping-pong et surtout de deux piscines, l'une située à la poupe sur le pont soleil, la seconde au centre du navire abritée avec ses deux bains à remous par une verrière rétractable si la météo n'est pas favorable.

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Mais le nec plus ultra est le magnifique et très zen centre de bien-être Les Evens qui comprend 7 cabines de soins dont une réservée aux massages pour les couples. Si ces prestations sont tarifées, un jacuzzi, deux saunas et hammams ainsi qu'un espace de relaxation sont accessibles gracieusement de 8h à 21h avec l'espoir qu'ils ne seront pas trop sur-fréquentés le soir ou lors des journées en mer.

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Une vaste et très équipée salle de fitness attenante permet si besoin de garder la ligne pendant la croisière. Des coachs y proposent des cours de cardio, yoga, pilate, aérobic... Et le salon manucure, pédicure et coiffeur des Evens permet de se refaire une beauté pour la soirée. Le Renaissance a la particularité de posséder un casino à la taille qui semble disproportionnée, héritage du goût des Anglo-saxons pour ce passe-temps durant les croisières. Il n'est pas certain que les passagers francophones soient au rendez-vous en nombre chaque soir afin d'espérer faire sauter la banque...

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