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SNCF : face à la réforme, la riposte risque d’être sévère

Suite à l’annonce du projet de réforme, lundi, les syndicats ont annoncé être prêts à un mois de grève pour pour contrer les orientations prises par le gouvernement.

Les prochaines semaines s’annoncent compliquées pour les usagers du transport ferroviaire. Face à la volonté du gouvernement de réformer la SNCF avec l’aide des ordonnances comme pour la loi travail, les syndicats sont prêts à se lancer dans une lutte sociale importante. La volonté de revenir sur le statut des cheminots, dans la perspective notamment de l’ouverture à la concurrence qui doit intervenir en 2021, n’a pas manqué pas de susciter de vives réactions.

Une grève unitaire d’un mois ?

Les fédérations CGT, Unsa, Sud et CFDT doivent décider ce mardi après-midi d’entériner ou non le principe d’une grève unitaire. Dans un communiqué, la CFDT a annoncé son intention de proposer aux trois autres syndicats représentatifs un appel à la « grève reconductible » à partir du 14 mars.

« Pour faire plier le gouvernement, il va sans doute falloir un mois de grève », a estimé Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots, le syndicat majoritaire de la SNCF, selon Le Parisien.

Le gouvernement veut négocier

Pourtant, Elisabeth Borne, la ministre des Transports a déclaré ce mardi matin sur BFMTV avoir proposé aux organisations syndicales une rencontre dès jeudi. Des propos appuyés par ceux du Premier ministre sur le plateau du journal de 20 heures de France 2, lundi soir : « Je ne me situe pas dans une logique de conflictualité, de guerre, de bras de fer ».

Edouard Philippe a assuré ne pas vouloir « passer en force » et vouloir apporter une « solution durable à l’avenir du système ferroviaire, qui va mal ». Mais les syndicats ne sont convaincus. Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a promis une « réponse appropriée ». Didier Aubert, de la CFDT, l’a confirmé sur LCI : « On a la négociation comme ADN, mais le Premier ministre nous a écrit la fin de l’histoire ».

La réforme soutenue par les Français

Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics se veut confiant. Sur RTL, le ministre assure ne pas croire « un seul instant que des syndicats y compris la CGT qui sont responsables, qui connaissent leur outil de travail, qui aiment leur métier sont capables de prendre en otage les Français pendant de très longues semaines », avant de poursuivre : « Les Français, et les usagers en particulier, sont tout à fait conscients qu’il y a un sujet à la SNCF, que c’est une entreprise à sauver ». Il est vrai que 69% des Français pour la fin du statut de cheminot selon une étude Harris Interactive pour RMC et Atlantico. D’après cette enquête, 54% des Français seraient même favorables au recours aux ordonnances pour faire adopter cette réforme.

Vers une reprise de la dette ?

Ce matin enfin, Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances, a confirmé sur France 2 qui d’ici la fin du quinquennat le gouvernement pourrait « envisager la reprise de la dette de la SNCF », mais cela « doit être un point d’aboutissement, pas un point de départ ».

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