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Retour au Sri Lanka

Depuis le tsunami, la plupart des circuits culturels se concentrent dans l’intérieur, épargnés par la vague. L’arrivée de la mousson règle, pour un temps, la question des séjours sur la côte. Les prix doux de l’été pourraient être propices à une mini-saison.

Le Galle Face est l’un des plus vieux palaces du monde, construit au XIXe s. pour accueillir les passagers des paquebots en escale à Colombo. En attendant sa rénovation (en cours), les TO ne lui attribuent plus que 3 petites étoiles. Tout un symbole… Depuis 1983, une véritable guerre civile a freiné le développement de l’ex-Ceylan. Seule la partie occidentale de l’île est accessible, et la fréquentation touristique patine. En 2003, la signature d’un processus de paix avec les rebelles tamouls a eu des effets immédiats, et Trincomalee, plage mythique de la côte est, fait un retour timide dans les brochures. 2004 fut l’année des records (566 000 touristes), et deux mois avant le tsunami, le gouvernement annonçait un ambitieux plan de développement du secteur. Le drame du 26 décembre l’a ralenti, sans l’annuler. La création de stations touristiques est même un aspect stratégique d’une reconstruction que le Sri Lanka entend mener, au nom du développement durable.

Pour l’heure, les hôtels s’offrent un lifting (et pas seulement ceux touchés par la vague), pour être prêts l’hiver prochain, avant lequel per-sonne n’espère de miracle. Fallait-il tenter une relance immédiate en cassant les prix ? En tout cas, il s’agit maintenant de revendre à prix normal. La plupart des circuits se concentrent dans les hautes terres et la côte au nord de Colombo, indemnes. Certains prévoient une étape à Galle, d’autres ont choisi de la zapper, pour l’instant.

A chacun de choisir son itinéraire en fonction de sa sensibilité, sachant que l’arrivée de la mousson, sur la côte ouest, reporte pour un temps les hésitations légitimes à envoyer des clients dans des hôtels retapés, mais voisinant avec des villages de réfugiés. Reste qu’un voyageur doit savoir repartir, pour voir, témoigner… Et si le tsunami était l’occasion de reconsidérer notre vision du monde ?

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