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Le Louvre d’Abu Dhabi sort enfin de terre

Après dix ans de polémiques, le Louvre Abu Dhabi ouvrira ses portes aux Émirats arabes unis le 11 novembre prochain.

Dix ans après la signature entre la France et les Émirats arabes unis, le Louvre Abu Dhabi va enfin ouvrir ses portes. Présenté vendredi 22 septembre à la presse depuis le Louvre parisien, le Louvre d’Abu Dhabi sera inauguré le 9 novembre prochain, deux jours avant d’ouvrir au public.

Les objectifs sont de taille : faire d’Abu Dhabi la place culturelle la plus importante du Golfe, susciter un échange des cultures, mais aussi accroître  le soft power de la France dans une région éminemment stratégique et doper les finances du Louvre.

Mais cela n'a pas été sans mal. Le projet a d'abord été confronté aux doutes d’une partie du monde culturel français. Par exemple Henri Loyrette, l’ancien président du Louvre, qui a refusé au début de soutenir le projet. Ou Françoise Cachin, ex-directrice d’Orsay qui a dénoncé ce "Las Vegas des sables (…) dérive terrible de l'éthique du travail des musées".

Une réalisation de Jean Nouvel

Autre facette complexe du projet : l’argent. Finalement, l’Émirat va verser 965 millions d’euros dans un fond de dotation au service de l’institution française. Quatre cent millions ont été négociés pour l’utilisation de la marque "Louvre" (pour une durée de 30 ans), 190 millions pour emprunter des œuvres (pendant 10 ans), 165 millions pour l’assistance technique à l’installation d’un complexe de 24 000 mètres carrés ; 13 millions sont également prévus pour la programmation annuelle d’expositions temporaires (15 ans).

Côté architecture, ce n’était gagné non plus. Abu Dhabi a choisi la star française de l’architecture, Jean Nouvel. Mais le Louvre lui a imposé une scénographe ce qui a rendu la collaboration douloureuse. Il a ensuite fallu s’adapter à la chaleur pour bâtir cette "ville-musée" qui s’étend sur 97 000 mètres carrés. Un chantier titanesque qui a mobilisé plus de 5 000 ouvriers – dont les conditions de travail ont fait débat.

Reste plus qu’une question. Savoir si Abu Dhabi réussira à attirer les touristes grâce à "son Louvre".

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