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Hésitation et tergiversation dans la fédération

Alors que le Snav s’est enfin décidé à rejoindre le projet porté par le Ceto, L’Udiv et Level pour représenter la branche des opérateurs de voyages dans la future fédération, son président refait machine arrière. D’autres partenaires comme l’Umih, l’Anaé et la Fnam prennent également du recul.

On l’annonçait pour juillet puis pour septembre. Désormais, on peut se demander si la confédération des métiers du tourisme et du voyage verra bel et bien le jour. Le Snav avait pourtant envoyé des signaux positifs le mois dernier en donnant – finalement – son accord pour rejoindre le pacte constitué par le Ceto, l’Udiv et Level.com afin de représenter de façon unifiée les opérateurs de voyages au sein de la future entité.

IL Y A TROP D’ORGANISATIONS

Mais le courrier envoyé par Thomas Cook (voir notre article page 12) pourrait remettre en cause cet accord déjà très fragile. « Comment le leader du projet peut-il avoir une telle attitude vis-à-vis de ses fournisseurs ? » s’interroge Georges Colson, président du Snav, hostile au projet depuis le début. « Avec cet événement, l’union est mise en péril. Nous devons prendre le temps de la réflexion (la prochaine réunion est fixée au 16 septembre, ndlr). De toute façon, il y a déjà trop d’organisations en France », ajoute t-il. Sur ce dernier point, il est rejoint par Laurent Duc, président de la Fédération nationale de l’hôtellerie française (FNRF) au sein de l’Umih. « Il y a aujourd’hui cinq fédérations au sein du secteur de l’hôtellerie-restauration. La priorité serait déjà qu’il n’y en ait plus qu’une », souligne-t-il. Ne cachant pas que le projet de fédération n’est pas prioritaire pour l’Umih. « Nous en discuterons en septembre mais on peut déjà s’interroger sur sa pertinence. Il y a trop de disparités entre nos métiers. La confédération a un sens uniquement pour la promotion de la destination France », explique-t-il. La Fnam semble, elle aussi, marquer une pause pour « se donner le temps de la réflexion ». Michel Bensadoun, le nouveau président de l’Anaé, s’interroge lui aussi et préfère jouer la prudence. « Toute décision est prématurée car je ne connais pas encore les contours du projet mais on peut se demander si réunir trop de monde est une bonne chose d’autant qu’il semble y avoir déjà une lutte de pouvoir ». Michel Bensadoun reste néanmoins ouvert au projet conscient que certains sujets communs lient les agences événementielles aux membres du Snav comme la responsabilité de plein droit et la taxation sur les voyages incentive.

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