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Fram ajuste sa production à la crise

Toujours en attente d’un directeur général et d’une bouffée d’oxygène financière, Fram adapte cet été sa programmation en se concentrant sur son offre labellisée et en rentabilisant ses engagements aériens.

Après un exercice 2012 en repli de 10%, et des pertes qui devraient encore avoisiner les 20M€, Fram reste sur un prévisionnel 2013 à la baisse. Le TO a construit son offre avec un objectif de 340 500 clients, à -8%. "Nous devons conjuguer volume et rentabilité", explique Georges Vialard, directeur de la production.

Pour y parvenir Fram "ajuste ses forces". La production s’organise donc autour des valeurs sûres, en l’occurrence les produits maison (Framissima, Clubs Olé et Frameco) quitte à faire des arbitrages. Le mot d’ordre : "une offre labellisée mieux maîtrisée et de bons standards de qualité", indique Georges Vialard. Exit donc les établissements qui ne répondaient plus au cahier des charges comme les Albères en France, Le King Saron en Grèce continentale ou le Playabella en Andalousie, avantageusement remplacé par le Tryp Guadalmar.

Un nouveau Framissima en Croatie

Fram n’a plus non plus de Framissima en Egypte, a retiré le label au Thalassa Madhia en Tunisie (où ne sont attendus que 28 000 clients cette année contre 100 000 avant la révolution), et ne programme plus le Karam au Maroc.

Les destinations prioritaires de l’été sont l’Espagne, où le TO veut conserver son leadership (134 200 clients escomptés en 2013), Rhodes et Kos (avec un club Olé et un Frameco en plus du Framissima), tandis que la Grèce continentale n’est plus desservie en affrètement. La nouveauté de l’été est l’île de Brac, en face de Split en Croatie, où s’ouvrent le Framissima Bluesun Elaphusa 4* et un club Olé dans le même complexe hôtelier.

Des engagements aériens en baisse

Côté engagements aériens, Fram réduit la voilure (426 000 sièges, -13%)  avec quelques villes de départ supprimées (27, contre 36 en 2012).  Mais il a finalement conservé un plan de vols au départ d’aéroports secondaires alors qu’il avait été initialement envisagé de resserrer l’offre autour des grandes plateformes nationales. "Nous avons supprimé les axes non rentables", explique Georges Vialard. Ainsi au départ de Brest, seules 5 destinations sont programmées contre 9 l’été dernier.

Un DG qui se fait attendre

Cette programmation resserrée, qui essaie aussi de marquer sa différence avec une thématisation accrue des séjours en Framissima et une offre ados encore peaufinée (35% des clients Fram sont des familles), doit permettre à Fram de passer le cap d’un exercice encore budgété comme difficile.

La bouffée d’oxygène financière nécessaire évoquée par Georges Colson président du directoire, en octobre dernier (5M€ à court terme) n’est pas encore arrivée. "Les négociations se poursuivent, ce qui n’empêche pas la bonne marche de l’entreprise au quotidien", indique Serge Laurens, directeur de la communication. C'est semble-t-il entre Georges Colson et Marie-Christine Chaubet sa demi-soeur actionnaire comme lui de l'entreprise familiale à hauteur de 40% que l'accord reste difficile à trouver. "Mais c'est en bonne voie" rassure Alain Faveau, président du conseil de surveillance.

Quant au directeur général annoncé pour la fin de l’année 2012, il est lui aussi en stand-by. "Toutes les conditions ne sont pas encore réunies", commente Serge Laurens.

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