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En Grande-Bretagne, les agences s’adaptent

L’alignement sur une commission à 1 % par plusieurs compagnies aériennes en Grande-Bretagne a provoqué une levée de boucliers de plusieurs distributeurs.

Conformément aux craintes des professionnels britanniques, le mouvement initié par British Airways a fait des émules. Depuis l’annonce par la compagnie d’une réduction des commissions aux agents d’outre-Manche à 1 % le 29 août, Aer Lingus, puis Iberia, SN Brussels, Swiss, Alitalia, BMI et American Airlines ont suivi cette tendance. Dernière compagnie à prendre l’avion en marche : Air France.

Le transporteur français, qui jusqu’à présent octroyait une commission de 4 % aux agents de voyages britanniques, s’est aligné sur les compagnies concurrentes depuis le 1er janvier 2004. Seule Virgin Atlantic résiste et continue de maintenir une rémunération, selon le type de billets vendus. Elle n’envisage pas un alignement sur ses pairs outre-Manche.

La réduction des commissions est aujourd’hui un état de fait avec lequel il faut compter, confie Sean Tipton, porte-parole de l’Abta, l’Association des agences britanniques. C’est pourquoi nous avons décidé d’encourager les agences à facturer leurs conseils, sur la base d’un tarif compris entre 14 et 22 euros.

Des conseils facturés

De toute évidence, certaines n’ont pas attendu le feu vert de l’association pour se lancer dans cette aventure. Edwin Doran, président de Carta – Campaign for Real Travel Agents – une émanation de l’association des agences indépendantes britanniques, a décidé depuis deux ans et demi de contrecarrer le mouvement de baisse dans son agence de Twickenham (sud-ouest de Londres). Il demande en effet à ses clients des frais de 10 %, pour toute vente de billets émanant d’une compagnie aérienne pratiquant des commissions inférieures à 7 %.

De surcroît, l’agence pratique des tarifs de 57 euros par heure, pour toute consultation ou demande d’informations. La somme n’est toutefois perçue que si le client n’effectue pas de réservation. Avec ce système, nous voulions détourner les personnes qui nous demandent des conseils puis vont effectuer leur réservation sur Internet, commente Edwin Doran. Cela ne gêne pas notre clientèle régulière. Pour ce tarif, l’agence propose des adresses complémentaires sur les lieux touristiques, des bonnes adresses de restaurants et de cafés, ou encore des lieux de shopping. D’ores et déjà, une association de consommateurs s’est élevée contre cette pratique qui, selon elle, n’apporte aucun service à valeur ajoutée aux consommateurs.

Survivre à la baisse

Côté finances, les agences semblent toutefois gagnantes. Selon une enquête de l’Abta, celles qui facturent leurs conseils seraient plus rentables que les autres, même si elles font moins de volume. Encore faut-il qu’elles aient survécu à la baisse des commissions. Le nombre de points de vente agréés par Iata en Grande-Bretagne est ainsi passé de 4 123 en 1999 à 2 938 en 2003. Reste à savoir si cette chute correspond à des défaillances d’entreprises ou à des agences qui ont préféré abandonner l’activité de billetterie pour se réorienter vers le tourisme.

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