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Crash du vol MS 804 : la crainte d’un attentat

Les questions sur les causes du crash du vol Egyptair survenu le 19 mai suscitent inquiétudes et malaise des autorités françaises alors que l'Euro 2016 de football débute en France le 10 juin,

S'agit-il d'un accident, d'un attentat ? Près de quarante-huit heures après la catastrophe aérienne qui a fait 66 victimes dont 15 passagers français, les observateurs sont toujours réduits aux hypothèses.

Les débris retrouvés

Dans un communiqué publié ce matin, l'armée égyptienne a annoncé avoir retrouvé débris et effets personnels des passagers du vol Paris-Le Caire d'EgyptAir qui s'est abîmé en mer Méditerranée, à 290 kilomètres au nord d'Alexandrie.

Hier, dans une conférence de presse, le ministre grec de la Défense avait indiqué que l'appareil, qui se trouvait à 00h37 GMT à 10-15 miles dans l'espace aérien égyptien, avait effectué un virage de 90 degrés à gauche, puis de 360 degrés à droite, en chutant de 37 000 à
15 000 pieds, moment où son image a été perdue. Cet évènement brutal et soudain laisse envisager une explosion en plein vol, estiment les experts.

Bien qu'aucune revendication n'ait été formulée, les autorités égyptiennes ont commencé à évoquer dès hier un acte terroriste. A Paris, Jean-Marc Ayrault, le ministre des Affaires étrangères, reste beaucoup plus prudent et circonspect.

Les questions que soulève ce crash sont en effet embarrassantes. L'Airbus A320 d'Egyptair a décollé de Paris CDG pour Le Caire peu après 23 heures le 18 mai. Une bombe aurait-elle pu être introduite à Roissy ?  Le dispositif de sécurité aurait-il été défaillant ? L'inquiétude est légitime à quelques jours de l'ouverture de l'Euro de Football.

Le dispositif de sécurité en question

Selon Sébastien Caron, directeur d’ASCT International, société spécialisée dans le conseil et la formation d’agents de sûreté aéroportuaire cité par le quotidien Libération : "La sûreté est poussée à son maximum. Mais tout système est vulnérable. Il est toujours possible de le déjouer en introduisant un engin explosif réparti sur plusieurs passagers pour qu’il ne soit pas détecté".

"Toutes les hypothèses sont examinées", a déclaré ce matin Jean-Marc Ayrault mais "aucune n'est privilégiée". Le ministre a souligné qu'il n'y avait pour le moment "absolument aucune indication" sur les causes du crash. En attendant de nouveaux éléments, il s'est contenté d'annoncer qu'une réunion des représentants de l'Etat et des familles se tiendra au Quai d'Orsay demain samedi.

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