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Après Washington et Londres, Paris va-t-elle interdire les PC dans les avions ?

Huit pays Arabes, alliés des Etats-Unis, seront concernés par l’interdiction, également mise en place au Royaume-Uni et envisagée par le Canada et la France. 

La nouvelle risque de faire du bruit. Hier les Etats-Unis, très vite imités par le Royaume-Uni, ont annoncé qu’ils interdisaient toute une liste d’appareils électroniques dans l’habitacle des avions. A compter de samedi 25 mars, ordinateurs portables, tablettes, consoles de jeux, liseuses, lecteurs DVD, appareils photos devront être placés dans les bagages en soute.

Pour les Etats –Unis, huit pays sont concernés : la Jordanie, l’Egypte, la Turquie, l’Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar, les Emirats arabes unis, et le Maroc.

Plus de 50 vols impactés

Les conséquences sont énormes. Un peu plus de 50 vols quotidiens, neuf compagnies aériennes (Royal Jordanian, EgyptAir, Turkish Airlines, Saudi Airlines, Kuwait Airways, Emirates et Ethiha Airways), seront impactés, en provenance de dix aéroports : Amman, Le Caire, Istanbul, Jeddah, Ryad, Koweït, Doha, Dubaï, Abou Dhabi, Casablanca.

Aucune compagnie aérienne américaine n'est concernée, puisque aucune n'a de vol direct vers les Etats-Unis au départ des aéroports visés.

L’interdiction britannique, elle, vise tous les vols directs en provenance de la Turquie, le Liban, la Jordanie, l’Egypte, la Tunisie et l’Arabie saoudite, en direction du Royaume-Unis. Quatorze compagnies sont touchées, notamment British Airways mais aussi Easyset.

Les transports sont toujours visés par les terroristes

Selon des responsables américains, "les renseignements indiquent que des groupes terroristes continuent de viser le transport aérien et cherchent de nouvelles méthodes pour perpétrer des leurs attentats, comme dissimuler des explosifs dans des biens de consommations".

Tom Blank, un ancien responsable de l’agence de sécurité dans les transports, pense également que c’est "une réponse à des données précises de renseignement portées à l’attention des autorités américaines."

Après les Etats-Unis et le Royaume-Uni, la France ?

Si la compagnie du Golfe a indiqué que ces restrictions s’appliqueraient du "25 mars au 14 octobre", les responsables américains n’ont donné aucune échéance à cette interdiction. Ils ont même menacé : "Si les mesures ne sont pas mises en œuvres, les compagnies aériennes pourraient perdre leurs droits de voler vers les Etats-Unis".

L’Allemagne, l’Australie et la Nouvelle Zélande ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne mettraient pas en place cette interdiction. La France et le Canada, eux, réfléchissent à des mesures identiques.