Advertisement
Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Covid-19 : les start-up du voyage font le dos rond

Pas facile pour les start-up de survivre et de se développer sur fond de crise sanitaire. Vialala, Vaovert, Flockeo ont accepté de partager leur quotidien, entre difficultés et éclaircies.

Avec la pandémie, des start-up de l’univers du voyage pivotent ou mettent discrètement la clé sous la porte. D’autres s’en sortent et se battent pour se développer. Leurs dirigeants ont parfois le sentiment d’être parmi les oubliés des dispositifs d’aides. C’est le point de vue de Xavier Oury, cofondateur de la plateforme Vialala.

Vialala déçu par les EdV

Pour lui, les Entreprises du Voyage (EdV) ne défendent pas les jeunes pousses auprès des pouvoirs publics. Et il ne mâche pas ses mots : « Il n’y a toujours pas de communication côté EdV sur les spécificités des entreprises innovantes, ni sur les actions pour les soutenir. Je suis personnellement très choqué de l’utilisation de l’argent public qui est faite dans le secteur, étant donné les difficultés qui touchaient déjà les réseaux physiques avant l’épidémie. Je n’ai pas de mots pour qualifier cette situation, qui est encore pire dans le tourisme que dans d’autres secteurs. On se protège des nouveaux entrants par des artifices, ce qui ne tient jamais à long terme. »

Les aides sont appréciables, mais inadaptées et insuffisantes, estime-t-il. « Nous bénéficions du report de charges et de 4000 euros de fonds de solidarité pour la période d’octobre à décembre. Nous ne sommes pas éligibles au PGE, mais nous n’en voulons pas. » Vialala mise désormais sur une subvention liée à l’innovation, qui pourrait atteindre 30 000 euros, via la région Ile-de-France et Bpifrance. Ce qui permettrait d’investir dans la technologie. « Nous avons fini de monter le dossier. Nous devrions avoir la réponse avant la fin du mois. Ce n’est pas encore gagné. » En attendant, la plateforme continue de produire des contenus. « Nos idées de voyages sont en ligne, 620 exactement, et leurs créateurs sont dans les starting-blocks. Nous organisons des webinars tous les vendredis dans Discord. »

Flockeo : le recours aux alternants

« Les aides sont souvent liées au chiffre d’affaires, rappelle pour sa part Cathy Sahuc, directrice générale de Flockeo-Murmuration, spécialiste du tourisme durable. Or nous avons démarré en 2019, notre activité était presque réduite à zéro en 2020… Les seules dispositifs qui nous ont vraiment aidés sont ceux qui s’appliquent aux jeunes travailleurs et aux alternants. » La start-up a recruté, au cours de l’année 2020, trois alternants ainsi que trois jeunes diplômés d’écoles d’ingénieurs.

Ce qui lui a manqué ? « Une subvention pour aider le développement de notre produit, destiné à aider les pros du tourisme », répond Cathy Sahuc. Mais la dirigeante est catégorique : « Nous n’avons jamais fortement compté sur les aides. Il faut que l’entreprise fonctionne et réussisse par elle-même. » Deux projets sont sur les rails, se réjouit-elle. « Avant la crise, le tourisme durable était presque une niche. Maintenant, c’est devenu un fil rouge. »

« Nous faisons partie des alternatives », souligne Mélanie Mambré. © Antoine Martel

Vaovert : 200 000 euros levés

Lancé en 2018, la start-up Vaovert a de son côté levé 200 000 euros au cœur de la crise sanitaire, pendant l’été 2020. « Nous avons ainsi financé le développement d’un site marchand », indique sa fondatrice Mélanie Mambré.

« Notre difficulté, aujourd’hui, c’est de nous faire connaître auprès du grand public et de l’écosystème du tourisme. Nous faisons pourtant partie des alternatives. » Vaovert doit notamment développer ses offres d’hébergements, divisées par deux à cause de la crise.

La plateforme d’hébergements écoresponsables en France, qui a travaillé pendant 10 ans dans le secteur bancaire, est décidée à bien rebondir après la crise. Après l’obtention de 130 000 euros de PGE (dont la moitié via Bpifrance), une levée de fonds d’environ 2 millions d’euros est en préparation.

 

A lire aussi :

1 commentaire
  1. C'est le jeux dit

    Vialala pourquoi réclamer des aides à un secteur auquel vous n’appartenez pas une fois dehors une fois dedans il faut savoir . Uber ou taxi ?? Les EDV ont fait un excellent boulot pour les agences de voyages TO assureurs TNS bravo à eux .

Laisser un commentaire

Dans la même rubrique