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Comment mesurer l’impact de l’aérien sur le climat ?

Faute de consensus parmi les scientifiques, les professionnels ne prennent en compte que les émissions de CO2.

Pour un vol Paris-New York en classe économique, le calculateur d’Air France indique un impact de 637 kg de CO2 émis par personne. Action Carbone, l’opérateur de compensation de la fondation GoodPlanet de Yann Arthus-Bertrand, l’estime pour sa part à 1 285 kg de CO2e, soit deux fois plus. Le « e », pour équivalent, signifie que d’autres gaz que le CO2 ont été pris en compte. Les deux méthodes de calcul ont pourtant été validées par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. « Toute la différence tient dans ce petit e », explique Éric Vidalenc, spécialiste du sujet pour cette agence.

D’AUTRES ÉMISSIONS EN ALTITUDE

Les aéronefs contribuent notamment à la formation de traînées de condensation ou de cirrus, et rejettent des oxydes d’azote modifiant la composition de l’atmosphère. « Il y a débat au sein de la communauté scientifique sur l’impact du secteur aérien sur le climat, explique Ghislain Dubois, consultant chez TEC, cabinet de conseil en tourisme et environnement, mais il y a un consensus sur le fait que sa contribution est largement supérieur aux seules émissions de CO2. » D’après l’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat de 1999, l’aviation commerciale génère un impact « de 2 à 4 fois supérieur à celui causé par les seules émissions de CO2 ». Air France, sur son site, explique que « certaines autres émissions en altitude pourraient avoir un impact sur le changement climatique », mais que la communauté scientifique n’est pas unanime et ne recommande donc pas d’appliquer ces facteurs multiplicateurs. Position partagée par tout le secteur aérien. « Chacun essaye d’imposer sa méthode de calcul, il y a de gros enjeux », explique Ghislain Dubois. « Le secteur n’a pas intérêt à voir son impact sur le climat revu à la hausse d’un facteur deux, qui est un minimum », conclut Éric Vidalenc.

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