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Brésil : la compagnie devra payer maquillage et épilation à ses hôtesses

Au Brésil, le personnel navigant de la compagnie Gol, aura le droit à une indemnité de 36 euros par mois pour se consacrer à leur apparence.

La compagnie aérienne à bas prix du Brésil, Gol, a été sommée par la justice de payer à ses hôtesses de l’air et aéroportuaires leurs frais de maquillage, manucure et épilation, une décision qui pourrait s’étendre à d’autres secteurs professionnels.

La décision rendue fin juillet par un conseil de prud’hommes du sud du pays et révélée par des médias locaux seulement cette semaine, oblige la compagnie aérienne à « fournir gratuitement à toutes ses employées le kit de maquillage prévu dans son code de présentation du personnel » et à participer aux frais de « manucures, séances d’épilation des sourcils et de la lèvre ».

Le conseil, saisi après une action collective, a estimé que, contrairement à leurs collègues masculins, les employées de Gol étaient contractuellement tenues de consacrer une partie de leur revenu à leur apparence. En compensation, la compagnie aérienne devra leur verser 220 réais (36 euros) mensuels.

4 000 hôtesses Gol concernées au brésil

Selon le responsable du Syndicat national des hôtesses et stewards (SNA), Clauver Castilho, l’action collective concerne « quelque 4 000 femmes », hôtesses de l’air et aéroportuaires. Gol a objecté lors du procès que les soins cosmétiques n’étaient que des recommandations.

Mais le conseil a affirmé que la compagnie aérienne s’était rendue coupable d' »une discrimination de genre et d’une réduction du salaire des femmes » par rapport à celui des hommes. Il réclame une indemnisation pour préjudice moral collectif de 500 000 réais (81 000 euros). La compagnie aérienne a interjeté appel de la décision, la qualifiant d' »abusive ».

Malgré des actions individuelles semblables dans les conseils prudhommaux, il s’agit de la première action collective qui pourrait créer un précédent au Brésil. « Cette décision peut influencer d’autres secteurs professionnels où les femmes sont obligées de se maquiller, car si elle est confortée par les tribunaux » d’appel « elle fera jurisprudence », a estimé Clauver Castilho.

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