Encore un (petit) pas sur le chemin d’une aviation plus propre. Mercredi 13 septembre, le Parlement européen a donné son accord final aux règles imposant un taux minimum de carburants verts pour les avions au départ de l’Union européenne (UE) afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre du transport aérien. Les eurodéputés ont approuvé par 518 voix (97 voix contre, 8 abstentions) l’accord conclu en avril entre négociateurs du Parlement et Etats membres, qui s’inscrit dans l’ambitieux plan climat européen. Il prévoit que les carburants disponibles dans les aéroports de l’UE compteront en 2025 dans leur composition au moins 2% de carburants aériens durables (SAF), puis 6% en 2030, avec une augmentation progressive jusqu’à 70% d’ici 2050.
Une part minimale de 1,2%
Ces carburants durables incluent les carburants de synthèse (fabriqués à partir d’hydrogène et de CO2), l’hydrogène renouvelable, les carburéacteurs à base de gaz résiduaires et de déchets plastiques, ou encore les biocarburants issus de résidus agricoles, d’algues, de biomasse ou d’huile de cuisson usagée (mais pas ceux issus de cultures vivrières ou de sous-produits d’huile de palme). L’accord fixe par ailleurs une part minimale de 1,2% de carburants de synthèse dans le kérosène fourni par les aéroports européens en 2030-2031, puis 5% en 2035, avant d’atteindre 35% en 2050. Enfin, le texte prévoit que l’essentiel de l’approvisionnement en kérosène pour les vols au départ de l’UE se fasse dans les aéroports européens, afin de limiter les émissions dues à une cargaison excessive de carburant et d’éviter que les compagnies contournent les règles en s’alimentant en dehors de l’UE.

