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Bénéficiaire en 2016, Air France prévoit une année 2017 "difficile"

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Franck Terner, Jean-Marc Janaillac et Pieter Elbers.
Franck Terner, Jean-Marc Janaillac et Pieter Elbers.
© SL

Lors des vœux à la presse, le PDG d'Air France-KLM a annoncé des résultats positifs en 2016, tout en rappelant les défis, nombreux, que le groupe devra relever en 2017 pour redevenir l'un des leaders du transport aérien mondial.

Malgré une année mouvementée, Air France-KLM clôt l'année 2016 dans le vert avec un résultat opérationnel et un résultat net positifs qui seront présentés le 16 février. Une note optimiste pour ouvrir la cérémonie des vœux à la presse qui s'est tenue le 11 janvier, à Paris, avec la toute nouvelle équipe dirigeante du groupe emmenée par son PDG Jean-Marc Janaillac, le directeur général d'Air France Franck Terner, et le président de KLM Pieter Elbers.

Un environnement jugé défavorable

"Le statu quo n'est pas une option pour 2017", a déclaré Jean-Marc Janaillac, énumérant les nombreux obstacles sur son chemin vers croissance, à l'image de la concurrence des compagnies d'Asie et du Golfe, des low cost "Norwegian et French blue", et de l'essor du low cost moyen-courrier avec des capacités en hausse de 7% par an entre 2016 et 2020.

D'autant plus que, selon le PDG du groupe, "l'environnement restera difficile en 2017 avec la hausse du prix du pétrole et des taux d'intérêts", ou encore de l'impossibilité d'avoir recours aux actionnaires en raison de "la faiblesse de la capitalisation boursière du groupe".

Offensive sur le low cost

D'où la nécessité de Trust Together qui doit permettre, selon les termes de Jean-Marc Janaillac, de passer du statut de "challenger" dans lequel Air France-KLM se trouve à présent, à celui de "leader du transport aérien mondial", un statut qu'elle a perdu et qu'il lui faut retrouver.

"Cela passe par l'accélération de l'offre sur le long-courrier, le renforcement de nos alliances, et la création d'une nouvelle compagnie sur les marchés les plus concurrentiels", a détaillé le président du groupe franco-néerlandais, faisant référence au projet de low cost long-courrier baptisé "Boost".

Silence sur les négociations avec les pilotes

Au programme également pour cette nouvelle année : de lobbying pour établir une concurrence équitable avec les compagnies du Golfe et réduire l'écart de compétitivité du transport aérien français lié aux charges et aux taxes "plus élevées qu'ailleurs".

Pas un mot ou presque, en revanche, sur les négociations en cours avec les pilotes. "Je me suis engagé à garantir la confidentialité de leur contenu. Ce n'est pas en prenant à témoin le grand public que nous trouverons une solution", a justifié Jean-Marc Janaillac.

"Ces négociations sont l'affaire d'Air France", a confirmé Franck Terner, avant de souhaiter "que 2017 soit l'année où Air France forme une communauté d'hommes et de femmes heureux de travailler ensemble".

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