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L’édito de Dominique Gobert : tourisme de masse, quotas si ? Quotas non ?

On les appelle les grandes vacances. Ou encore les grandes migrations de populations qui veulent aller… là où tout le monde veut aller. Ça, c’était… avant.

Depuis, le monde a fini par s’apercevoir que tous ne pouvaient pas se retrouver au même endroit, au même moment.

Tout simplement parce que l’environnement de la planète ne le supporte plus. A juste titre d’ailleurs, d’autant que parmi tous ces « migrants vacanciers ou touristes », bon nombre méprisent les plus élémentaires gestes de respect de l’environnement : on compte en centaines de milieux de tonnes de plastiques dans les océans, des déchets épouvantables sur la majeure partie des sites touristiques. A tel point par exemple, qu’en Islande, un lieu célèbre de tournage de la série « Games of Thrones » a été fermé durant plusieurs mois. Juste pour laisser à la végétation le temps de repousser !

Dominique Gobert, éditorialiste

Ce » n’est qu’un exemple. Nombreux sont les sites et destinations qui commencent à réfléchir au problème, parfois sans grande conviction d’ailleurs. Il est vrai que « bienvenue aux touristes », mais « point trop n’en faut », c’est pas facile à résoudre. Venise, haut lieu du tourisme mondial, aura réfléchi de très longues années avant d’interdire aux immeubles flottants des croisiéristes de venir se garer en pleine cité.

Comme me le disait récemment François de Canson, président d’ADN Tourisme, si le tourisme est un secteur indispensable pour notre économie, la préservation du bien-être de nos populations est aussi prioritaire. Pas tout à fait la quadrature du cercle, mais pas loin quand même.

Ainsi la Corse commence à s’y mettre. Comme me le disent mes amis, les touristes, on les attend, mais faut pas qu’ils viennent tous en même temps. U Corsu est facétiu…

Et de mettre en place, dès cet été, un système de quotas de visiteurs pour certains sites. Les îles Lavezzi notamment, juste au large de Bonifacio, haut lieu du naufrage de La Sémillante et de ses 694 marins, sont concernées par ces quotas. Dès le mois de juillet prochain, seuls, 2000 touristes par jour y seront admis, toutes détentrices d’une autorisation ou d’une réservation.

Les aiguilles de Bavella (ça c’est pour les marcheurs) et la Vallée de la Restonica sont également concernées. A noter que les résidents corses demeurent prioritaires, ce qui paraît normal… mais pas forcément simple. Mais ceci ne nous regarde pas…

Du côté de Marseille, ce sont aussi une partie des calanques qui vont être soumises à quotas de visiteurs. Là encore, il faudra réserver, moyennant contribution… financière. Il faudra également bien le notifier aux visiteurs étrangers qui risquent d’être surpris…

Incontestablement, c’est indispensable. Humainement, c’est plus compliqué, d’autant que tout le monde n’est pas forcément d’accord. D’ailleurs, en parlant de Marseille, que dire de ce navire géant, le Wonder of the Sea, empêché d’accoster par un groupe de militants écolos.

La raison ? Les gros navires polluent et empêchent les habitants de respirer.

Faut-il donc interdire les gros navires ?

Ou déplacer les ports ?

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