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USA : les coupes budgétaires entraînent des retards dans les aéroports

L’autorité fédérale de l’aviation américaine a indiqué, lundi 22 avril, que les retards de vols se multipliaient dans certains aéroports américains, en raison de la mise au chômage partiel d’une partie de ses salariés depuis dimanche.

Les coupes automatiques dans le budget de l’Etat fédéral des Etats-Unis, en vigueur depuis le 1er mars, commencent à produire leurs effets dans le transport aérien. Depuis dimanche, l'autorité fédérale de l'aviation (FAA) a comme prévu mis au chômage partiel une partie de ses salariés, entraînant des retards de vols parfois importants dans certains aéroports.

"En conséquence de mises en congés sans solde de salariés dues aux coupes budgétaires, la FAA met en oeuvre des mesures de gestion du trafic dans les aéroports" et "les voyageurs peuvent s'attendre à des retards d'ampleur très variable qui [changent] au fil de la journée", a indiqué l'agence dans un communiqué.

Entre 30 et 75 minutes de retard à New-York

"Les contrôleurs [aériens] vont espacer davantage les avions afin de pouvoir gérer le trafic avec les effectifs actuels, ce qui va entraîner des délais dans des aéroports, notamment celui de La Guardia à New York", précise la FAA.

L'aéroport new-yorkais affichait lundi, en matinée, des retards au décollage allant d'une heure à une heure et quart. En début d'après-midi, ils avaient été réduits à une durée d'entre 30 et 44 minutes, selon le site Internet de surveillance du trafic de l'agence.

Des retards allant jusqu'à environ une demi-heure étaient également constatés à l'autre aéroport new-yorkais (JFK) ainsi qu'à celui de Newark dans l'Etat voisin du New-Jersey. Ils atteignaient une heure à une heure et quart à l'aéroport de Baltimore-Washington International, dans le Maryland. Une source sectorielle a même évoqué des retards atteignant trois heures en moyenne la veille au soir à Los Angeles. La FAA dit pour sa part avoir eu dimanche "environ 400 retards enregistrés imputables à des réductions d'effectifs liés aux mises en congés sans solde".

Un passager sur trois pourrait être touché

Confrontée aux coupes budgétaires, la FAA a décidé d'imposer jusqu'à 11 jours de chômage partiel, répartis d'ici fin septembre, à ses salariés, notamment chez les contrôleurs aériens. Pour assurer la sécurité des vols malgré un personnel moins nombreux, les avions sont retenus plus longtemps au sol, ou les intervalles entre les décollages et les atterrissages sont augmentés, ce qui explique les retards.

L'association GBTA, qui représente le secteur du tourisme d'affaires, s'est dite lundi "alarmée par la liste des aéroports [potentiellement concernés] et les retards attendus", dans une lettre ouverte à la FAA.

L'association des principales compagnies aériennes américaines, Airlines for America, a quant à elle déposé vendredi une plainte conjointe avec les associations de compagnies régionales RAA et de pilotes ALPA pour faire annuler les réductions d'effectifs prévues par la FAA, estimant qu'elles risquaient de causer "des retards allant jusqu'à 4 heures dans des aéroports majeurs" et de toucher "jusqu'à 6700 vols par jour et un passager sur trois".

American Airlines avait invoqué "les coupes budgétaires et les programmes de rétention au sol" pour conseiller dès ce week-end à ses clients de vérifier le statut de leur vol avant de partir pour l'aéroport.

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