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Un pétrole plus cher n’inquiète pas

Le prix du baril a atteint des sommets depuis dix-huit mois. Il pourrait dépasser les 85 dollars en moyenne en 2010. Mais les compagnies aériennes ont déjà couvert une partie de leurs besoins pour l’année.

Le 6 avril, le prix du pétrole atteignait des sommets à plus de 85 $ (62,50 E) le baril, une première depuis plus d’un an et demi. Mais cette hausse n’inquiète pas les compagnies aériennes, du moins pour l’instant. Une majorité d’analystes et de transporteurs tablent en effet sur prix de quelque 85 $ en moyenne sur l’année 2010. Ainsi, Air France a indexé les prévisions pour son exercice 2010-2011 à 80 $. Mais des signes de reprise, notamment en Asie, pourraient être à l’origine de nouvelles hausses. La probabilité que le baril dépasse les 100 $ en moyenne a fortement augmenté depuis le début de l’année. Giovanni Bisignani, directeur de Iata, considérait, en décembre 2009, la hausse du prix du pétrole comme un risque majeur pour l’industrie aérienne en 2010. D’autant que la spéculation engendre une importante volatilité des prix. Un véritable danger pour un secteur qui sort tout juste de la crise.

« NOUS ANTICIPONS UNE LÉGÈRE HAUSSE »

Pourtant, 2010 ne sera pas l’année d’un choc pétrolier, pense Jean-Luc Grillet, directeur général d’Emirates France : « Les cours ne sont pas erratiques, nous anticipons une légère hausse, déjà répercutée sur les tarifs », explique-t-il. De plus, de nombreuses compagnies aériennes ont déjà couvert une partie de leurs besoins pour l’année. Pour faire face à la hausse du cours du pétrole, elles utilisent un système de couverture, appelé fuel hedging, une méthode qui consiste à couvrir des besoins en kérosène à un prix fixé à l’avance. Au mois de février, Air France couvrait à 70 $, d’autres, comme Singapore, à plus de 90 $. La plupart des gros producteurs ont déjà signé leurs contrats pour cet été. Marmara, qui affrète ses vols, a ainsi préacheté son carburant à un prix légèrement supérieur à celui du marché pour tous ces vols. Mais il reste qu’une part de besoins à couvrir et un baril durablement établi au-dessus des 85 $ restera un handicap. Pour le PDG de Thomas Cook Group plc, Manny Fontenla-Novoa, beaucoup de compagnies ont survécu à l’après-crise grâce à des achats de carburant à 75 $. Mais ces temps sont révolus…

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