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Uber interdit à Londres : la patronne Europe démissionne

La décision de Londres de retirer à Uber sa licence, il y a une dizaine de jours, continue de faire des vagues. Hier, Jo Bertram, la patronne d’Uber pour l’Europe du Nord, a annoncé son départ. 

Elle était entrée chez Uber il y a quatre ans, en tant que responsable des opérations de la firme pour Londres. "Face aux défis auxquels nous sommes confrontés, je pense que c'est le bon moment d'avoir un changement et de passer le relais à quelqu'un qui sera là sur la durée et saura nous emmener vers la prochaine étape", a-t-elle expliqué, hier, dans un mail envoyé au personnel.

Cette annonce est intervenue la veille de la visite à Londres du grand patron de la compagnie américaine. Dara Khosrowshahi (l'ancien patron d'Expedia), doit rencontrer, aujourd’hui, les responsables des autorités des transports londoniens pour plaider la cause de son entreprise.

Manque de sécurité et laxisme

Transport for London (TfL) a décidé de ne pas  renouveler la licence à Uber, qui arrivait à expiration le 30 septembre, pointant le manque de "responsabilité" de l’entreprise californienne sur les questions de "sécurité". TfL reproche également à Uber son laxisme dans la dénonciation des crimes et des failles dans les contrôles des casiers judiciaires de ses conducteurs. L’autorité déplore l’utilisation d’un logiciel permettant aux chauffeurs d’éviter de se faire repérer dans les zones, où ils n’ont pas le droit d’opérer et de fournir des certificats médicaux non fiables.

Uber a fait part de son intention de faire appel, ce qui lui permettra entre autres de continuer d’opérer dans la capitale britannique au moins jusqu’à la fin de la procédure judiciaire. Rappelons que la compagnie affirme compter près de 40 000 chauffeurs et 3,5 millions de clients à Londres. Une pétition en ligne a réuni plus de 840 000 signatures pour demander le maintien des services d’Uber dans la capitale britannique.

Le fondateur n'a pas dit son dernier mot

Cette situation compliquée en Europe survient alors que Travis Kalanick, le créateur d’Uber, mis à la porte en juin dernier, tente de reprendre la pouvoir. Membre du conseil d’administration et actionnaire de son entreprise, il a dernièrement décidé de nommer, deux nouveaux membres au conseil afin de s’opposer à toute modification de la gouvernance.

Le temps s’assombrit légèrement pour le leader mondial des VTC, alors que Softbank, un des plus gros investisseurs mondial dans la nouvelle technologie s’apprête à entrer dans son capital.

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