"Le ministère partage le même constat que nous", explique Lazare Razkallah, le secrétaire général du Conseil social et économique (CSE) de TUI France, à la sortie de son rendez-vous avec Patrice Ivon, conseiller en charge des mutations économiques et de la santé au travail, et Valérie Guern, chef de mission, tous deux auprès de Muriel Pénicaud, la ministre du Travail. "A savoir que cette entreprise ne peut pas être gouvernée à coup de plans sociaux", précise le syndicaliste CGT. La perspective d'un nouveau plan social sème le doute dans l'esprit des représentants du personnel, qui veulent dialoguer avec la direction.
"C'est pour cela que nous demandons la nomination d'un médiateur, qui animerait le dialogue social entre la direction et les salariés", propose Lazare Razkallah. « Selon M. Ivon, le siège de TUI, en Allemagne, cherche à éviter le plan social. Nous sommes prêts à en discuter avec eux, notamment dans la gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences (GPEC), qui permettrait de former et d’accompagner pour reclasser dans l’entreprise en fonction des besoins et de l’évolution des métiers », précise Lazare Razkallah.

