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TUI France : près de 1000 salariés vont toucher la prime Macron

Alors que la DRH est attendue aujourd’hui au ministère du Travail, le groupe accorde une prime dite Macron à la quasi totalité des salariés.

Tandis que le climat au sein de TUI France est alourdi par la menace d’un nouveau plan social, la direction du voyagiste a accepté d’accorder une prime Macron à environ 1000 salariés. « Nous avons reçu une convocation de la direction, le 27 mars, qui nous annonçait le versement d’une prime Macron d’environ 250 euros par salarié », précise Lazare Razkallah, le secrétaire général du Conseil social et économique (CSE) de TUI France et délégué CGT.

« Nous apprécions le geste de la direction. Mais nous avons été mis devant le fait accompli. On nous a dit : c’est 250 euros, vous signez maintenant, ou rien. Donc la méthode nous déplaît. Mais le geste est là », estime Lazare Razkallah.

La direction de TUI a donc pris cette décision à quelques jours de la date limite fixée par le gouvernement – le 31 mars – pour bénéficier des conditions de cette prime exceptionnelle (défiscalisée, sans charges, …). « C’est une demande qu’on avait déjà faite avant le départ de Pascal de Izaguirre. On nous avait répondu qu’il n’était pas cohérent de verser une prime Macron alors que l’entreprise perdait de l’argent. »

La menace d’un plan social plane toujours

Pour les salariés du groupe de tour-operating, la prime Macron tardive peut panser partiellement les plaies d’un début d’année sous tension. Mais il en faudra plus pour leurs représentants, prévient le syndicaliste. « Nous avons été entendus sur la prime Macron, c’est positif. Mais ça n’enlève pas cette menace de plan social. Nous sommes persuadés qu’il existe d’autres alternatives (plans d’accompagnements, …). A la CGT, nous serons très vigilants. Nous attendons toujours d’en savoir plus sur la stratégie de TUI France et sur son impact éventuel sur l’emploi dans l’entreprise », conclut Lazare Razkallah.

Pour rappel, l’incertitude sociale qui pèse sur des salariés de TUI France sera désormais un sujet de discussion avec le gouvernement. En effet, la directrice des ressources humaines du groupe, Isabelle Michalak, est convoquée à ce sujet au ministère du Travail ce mardi 2 avril. Le CSE, lui, sera reçu jeudi 4 avril.

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