Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Taxe de séjour : Airbnb généralise sa collecte en France

Le géant californien a démarré la collecte dans l’Hexagone en 2015, avant de progressivement l’étendre.

A partir du 1er juillet, le géant de la location saisonnière entre particuliers collectera directement la taxe de séjour dans les 23 000 communes françaises qui l’appliquent, contre 50 villes actuellement.

Historiquement, la taxe de séjour était collectée par les hôtes. Sa récupération automatisée et son reversement par Airbnb, encouragés par les municipalités, ont d’abord été mis en oeuvre à Paris et Chamonix à partir de 2015, puis étendus à 19 grandes villes françaises l’année suivante, et 50 villes en 2017. Les nouvelles villes concernées sont majoritairement des petites et moyennes communes. Les sommes prélevées cette année lors des locations sur la plate-forme seront reversées aux communes en janvier 2019.

Plus de 33M€ pour les communes ?

Au total, 13,5 millions d’euros ont ainsi été collectés en 2017, soit près de deux fois plus qu’en 2016, dont 6,9 millions d’euros à Paris. Appliquée l’an dernier, « cette mesure aurait représenté plus de 20 millions d’euros de revenus supplémentaires pour l’ensemble de ces communes », affirme le groupe californien, qui défend ainsi son apport économique aux collectivités, et s’achète ainsi une certaine dignité face aux nombreuses critiques à son égard.

« Nous encourageons nos concurrents à suivre cette voie, car la collecte automatique est également un atout pour promouvoir un tourisme durable : grâce à ces nouvelles ressources, de nombreuses villes peuvent investir dans la promotion de leur territoire », affirme le directeur d’Airbnb France, Emmanuel Marill, cité dans un communiqué. Depuis le 15 mars, Abritel/HomeAway, lui, collecte la taxe de séjour dans plus de 600 villes françaises.

A lire, sur le même sujet :