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Pour la Cnil, Google ne respecte pas les données personnelles

    La CNIL épingle le moteur de recherche. Icomp, le lobby d’industriels européen, veut croire que Google devra en tenir compte.  

La Commission nationale de l'informatique et libertés (CNIL) ne ménage pas Google dans ses conclusions publiées le 16 octobre.

Selon elle, Google ne fournit pas suffisamment d'informations aux utilisateurs sur ses traitements de données personnelles. Il ne permet pas le contrôle par les utilisateurs de la combinaison de données entre ses nombreux services. Plus globalement, le géant de la recherche ne respecte pas le droit européen de protection des données privées. A la demande du groupe des CNIL européennes (G29), la CNIL a de fait enquêté sur les nouvelles règles de confidentialité et de nouvelles conditions d'utilisation applicables à la quasi-totalité de ses services à partir du 1er mars 2012.

"Je ne crois pas que Google va passer outre", estime Valérie Aumage, avocate du cabinet Taylor Wessing, dans un article publié par Le Monde jeudi 18 octobre. Pas tant à cause des sanctions encourues (le groupe n'a écopé que de 100 000 euros d'amende en France, au sujet de Street View), qu'à cause du préjudice à l'image, estime l'avocate.

Des inquiétudes dans le voyage

"Les internautes commencent à se méfier", ajoute  Auke Haagsma, directeur d'Icomp, un lobby d'industriels européen (cofondé par Microsoft, notoire adversaire de Google) qui prône la libre concurrence sur Internet. Et, ajoute le lobbyiste, si Google faisait preuve de mauvaise volonté, cela pourrait être versé au dossier d'enquête qu'instruit la Commission européenne sur Google, pour abus de position dominante. Reste que le principal intéressé ne semble pas du tout sensible aux plaintes de la Cnil

Avec ses projets en développement comme Hotel Finder et Flight Search, Google énerve aussi de nombreux professionnels du tourisme. Guillaume Pepy, président de la SNCF et Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du monde ont d’ailleurs cosigné une lettre dans Le Monde début septembre, pour exprimer leurs craintes. Ils ont récemment rencontré à ce sujet la ministre de l'Economie numérique, Fleur Pellerin.

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