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L’Islande appelle les compagnies et les TO à venir dans le Nord et l’Est

L’Islande veut promouvoir d’autres points d’entrée afin de désengorger Keflavík, et développer l’attractivité touristique des territoires moins connus du Nord et de l’Est.

En Islande, les passagers internationaux n’ont actuellement pas le choix. Ils atterrissent à l’aéroport international de Keflavík, une ville située à une quarantaine de minutes de Reykjavik, la capitale. A Reykjavik même se situe un autre aéroport, domestique celui-ci, incontournable pour tous les vols vers le nord et l’est du pays.

Le trajet assez long entre les deux aéroports complique et démotive les connexions aériennes vers les régions pourtant superbes du nord et de l’est. Ajoutez à cela la saturation progressive de l’aéroport international depuis le boom de 2010 de l’Islande sur la scène touristique et vous comprendrez aisément pourquoi Isavia, l’autorité aéroportuaire islandaise, lance un programme visant à attirer de nouvelles compagnies et tour-opérateurs. L’objectif est aussi de développer le trafic aérien vers les aéroports régionaux d’Akureyri (AEY) dans le nord et d’Egilsstaðir (EGS) dans l’est de l’Islande.

Un appel du pied aux tour-opérateurs 

« Que ce soit ici à Akureyri, ou à Egilsstaðir, nos aéroports sont prévus pour accueillir des vols directs internationaux », explique Hjördis Porhallsdottir, la manager de l’aéroport. Ces aéroports peuvent très rapidement être modulés pour mettre en place un poste inspection filtrage (PIF) et une casemate pour la police aux frontières (PAF).

« Nous voulons que les tour-opérateurs créent des itinéraires de séjour dans ces régions et nous aimerions également que des vols soient disponibles pour les voyageurs loisirs et d’affaires indépendants ainsi que pour les résidents de la région, explique Sigrún Björk Jakobsdóttir, le PDG d’Isavia Regional Airports. Le trajet en voiture de l’aéroport international vers l’est de l’Islande dure sinon huit heures. »

Heureusement, « nous avons de la chance car le gouvernement islandais et Isavia offrent un soutien important aux transporteurs qui envisagent de desservir Akureyri et/ou Egilsstaðir », indique un représentant de l ‘aéroport de Egilsstaðir.

L’Islande met les moyens financiers

Pour inciter les compagnies aériennes européennes à programmer des vols vers ces aéroports et les tour-opérateurs européens à créer des programmes de séjours dans ces régions, l’Etat islandais a créé un fonds de développement des routes islandaises qui permettra d’accorder jusqu’à 1,5 million d’euros de subvention chaque année jusqu’en 2023. 

Ainsi pour un programme minimum de 6 vols par saison, le fonds de développement des routes islandaises apportera à la compagnie aérienne une subvention qui s’élèvera à 18 euros par passager arrivant en Islande. Celle-ci pourra être cumulée avec le régime d’incitation mis en place par chaque aéroport correspondant à une subvention de 25 euros par passager arrivant sur le territoire. Une subvention complémentaire de 60 000 euros pourra aussi être accordée à l’opérateur.

Par ailleurs, Isavia a mis en place un programme de subventions sur 3 ans pour toutes les compagnies qui viendraient opérer des vols réguliers vers ces aéroports régionaux. La première année, elles bénéficieront de 100% de réduction sur les droits d’atterrissage et passagers, la deuxième année, de 90% et la troisième année de 75% de réduction sur les droits d’atterrissage et passagers.

Tous les avions monocouloirs

Les aéroports d’Akureyri et d’Egilsstaðir sont situés à 45 minutes en avion de Reykjavík, 5 heures des Etats-Unis, et 3 heures de l’Europe. Ils peuvent accueillir des appareils monocouloirs tels que les Airbus 320, Boeing 757 et 737. Ils  disposent par ailleurs tous deux d’installations pour les jets privés, qui s’y posent très régulièrement.

L’aéroport d’Akureyri, la ville de 20 000 habitants connue comme la « capitale du nord de l’Islande »,  possède une piste de 2 400 mètres de long et de 45 mètres de large. L’aéroport est contrôlé par l’ATC et dispose d’approches LOC, ILS et GPS répondant aux normes les plus élevées. « Quelques tour-opérateurs tels que Super Break ou Voigt ont des vols charters qui se posent ici mais seulement en haute saison. Nous cherchons des lignes plus régulières et si possible tout au long de la saison », précise Hjördis Porhallsdottir. Pour parfaire l’accueil des compagnies internationales, l’aéroport d’Akureyri construit actuellement une extension de 1 100 mètres carrés pour le terminal international, et une nouvelle aire de stationnement pour ses avions. Un projet chiffré à 14 millions d’euros.

L’aéroport d’Egilsstaðir, dans l’est de l’Islande, dispose d’une piste un peu plus courte, de 2 000 mètres de long et de 45 mètres de large pour le décollage (1 850 mètres pour les atterrissages). Très modulable, il passe aisément de la configuration d’un aéroport domestique à celles d’un aéroport international. Il est contrôlé par AFIS et dispose d’approches ILS, RNAV et NDB répondant aux normes les plus élevées.

Les travaux du nouveau terminal de l’aéroport d’Akuyeri seront terminés en 2023. Ils ne perturbent pas le bon fonctionnement de l’aéroport. Crédit : Clément Peltier
L’aéroport d’Akuyeri. Crédit : Clément Peltier.
La zone d’embarquement, l’aéroport d’Egilsstaðir. Crédit : Clément Peltier
L’aéroport d’Egilsstaðir. Crédit : Clément PeltierA lire aussi :

 

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