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L’édito de Dominique Gobert : du rififi chez Atout France ?

Mais que se passe-t-il donc chez Atout France ? Depuis l’arrivée de la nouvelle directrice générale, l’ambiance est tendue pour ne pas dire délétère, ce qui commence à agacer le ministre Lemoyne. Le dernier conseil d’administration n’a pas été très serein.

C’était le 17 décembre dernier. D’habitude, Christian Mantei, président d’Atout France, montre plutôt un visage jovial, détendu. Ce jour-là, non. Michel Durrieu, élu au conseil d’administration et représentant des régions de France, semble préoccupé.

Il y a de quoi, ce conseil d’administration, le dernier pour l’année 2021, doit examiner de nombreux sujets pour les trois prochaines années.

Seulement, – est-ce volontaire, du mépris, de l’incompétence -, les membres du conseil d’administration n’ont reçu les documents de travail que la veille, à 19h.

Irritation de la plupart des participants !

Dominique Gobert, éditorialiste

Comment, en effet, pouvoir travailler utilement et sereinement si l’on découvre au dernier moment ? Damned, comme le disait si bien Blueberry, les éléments de travail concernaient quand même le « gras » de ce conseil d’administration : le budget et la stratégie future à mettre en place pour les trois prochaines années, dont notamment le fameux plan de relance du tourisme.

Or, si j’ai bien tout compris, le budget comporte notamment un volet « additionnel », une excellente nouvelle, voulue et annoncée par les services de Matignon. Pourquoi ne pas avoir voulu l’intégrer, de la part de la directrice générale Caroline Leboucher, directement ? Tout simplement, selon les responsables d’Atout France, avec lesquels nous avons eu une longue conversation parce que, officiellement, il manquait encore les derniers arbitrages ministériels. Tout en soulignant que les équipes d’Atout France travaillaient d’arrache-pied dans un contexte plutôt défavorable. Ce dont je ne doute pas un instant. Il manque à ces équipes une certaine sérénité interne qui ne me parait pas évidente.

Cependant, si je puis me permettre, cela relève d’un manque de confiance de la part des instances de tutelle. Généralement, quand le premier ministre de la République donne son aval…

Quant à la stratégie à mettre en place, là encore, pour les administrateurs, c’est un doux brouillard.

Ce qu’expriment assez clairement les régions françaises, découvrant notamment – alors que le budget « augmenté » n’est pas officiellement établi – que pléthore de nouveaux collaborateurs vont être engagés pour gérer ces augmentations, que par ailleurs la stratégie pour les trois prochaines années ne fait quasiment pas référence aux collaborations des régions, si ce n’est pour les mettre à contribution un peu plus. Et, pour parler de stratégie, c’est encore le flou le plus complet. Si ce n’est qu’Atout France entend faire la promotion de la France… en France. Alors que normalement, l’institution a pour mission de concocter la promotion de la France à l’étranger.

Comme le dit un proche du dossier, quelque 30% du budget d’Atout France est versé par les régions françaises.

Cherchez l’erreur !

Il est vrai que si l’on ne tient pas compte des positions des régions françaises, on va, si je puis me permettre, dans le mur !

Clairement, et ça revient fréquemment tant de la part des équipes d’Atout France qui, malgré le travail considérable qu’elles fournissent, se sentent délaissées par leur direction, que par les autres acteurs de cette institution, indiquant que (sic) « le pilote n’a pas compris où il devait aller (…) on a besoin de repenser à un opérateur à la hauteur des enjeux de demain » !

La question est clairement posée, encore faudrait-il qu’il existe un vrai pilote dans le cockpit d’Atout France.

Mais à l’heure actuelle, personne ne comprend pourquoi ce pilote est maintenu…

7 commentaires
  1. jean l’occitan dit

    ah mais quand tu veux 👍

  2. Pinard dit

    Bon je vais te laisser le mot de la fin car le We se termine et je reprends le boulot demain. Te dire quand même que j’ai trop de respect pour CM pour le critiquer, mais je vois bien que tu aimerais bien ouvrir une polémique sur ce sujet. Je te dis simplement qu’entre le profil mondain d’un homme président ( et tu as raison de parle de vie sociale) et le profil « haut fonctionnaire » (qui n’est pas non plus une tare) d’une femme directrice tu as choisi ton camps. Maintenant je te laisse assumer que la technicienne ne maitrise pas la technique, car tu vois tu balances des trucs gratuits comme ça sans aucun argument. Des embauches pléthoriques, tu ne sais même pas de combien de postes on parle et pour faire quoi. Des missions anormales, mais tu n’es pas à ce que je sache le garant de la normalité de l’action d’Atout France. Parler de normalité en pleine crise sanitaire , reconnais que c’est un peu …. déplacé, non ? Alors oui, tu as relancé la polémique sur un CA compliqué en raison de documents transmis tardivement. La Présidente de Régions de France a très justement fait savoir que ces retards étaient préjudiciables pour le bon fonctionnement de la gouvernance d’Atout France, elle l’a fait sans aucune attaque personnelle et surtout en rappelant la volonté des Régions d’œuvrer aux cotés de l’État en faveur du tourisme. Ton lynchage en règle de la directrice d’Atout France tranche avec la bienveillance du courrier de la présidente de Régions de France, et c’est bien sur cela que je me suis permis de faire un commentaire sur ton édito. Alors ne te la joue pas offensé, quand je te dis que tu as écris ce papier en te contentant de rapporter des propos déjà entendus et que, oui beaucoup de gens qui travaillent avec Atout France trouvent tout simplement … méchants et blessants. Donc comme j’imagine que c’était l’objet de la commande et ton intention d’éditorialiste , assume le et on restera là.

    1. Dominique Gobert dit

      Donc, plus de débat? Vrai? Ouvert? Dommage…

  3. Pinard dit

    Mon bon Mr gobert, je sens que le terme minable t’as un peu gèné et j’en suis désolé. Si si vraiment. En fait je n’avais pas saisi qu’un « éditorialiste » d’un média tel que l’écho, pouvait faire de la politique. Pour tout te dire quand j’ai lu ton papier, j’ai cru lire l’édito de Valeurs actuelles en train de commenter la candidature de Taubira. Sauf que mon bon Mr Gobert quand on veut faire de la politique on ne s’en prend pas aux techniciens. Si quelque chose ne va pas chez Atout France alors peut être que c’est un le pb du Président, pas de la directrice. Mais ça tu ne l’écriras pas, parce que le carnet mondain du président est plus plus rempli que celui de la directrice, et ça pour pour un éditorialiste ça pèse. Mais tu vois ce qui me gène le plus dans ton papier, c’est qu’on sent bien que l’as écrit SUR COMMANDE , et puisque tu parles de jalousie, on sent bien que c’est bien la jalousie et l’aigreur qui a guidé celui qui te l’a commandé. Autre point de gène, ta volonté de créer de la polémique. Je sais c’est très à la mode et c’est ce qui guide les éditorialiste à faire beaucoup d’approximations. Tu te permets donc de critiquer le fait qu’Atout France travaille le marché français en précisant que « normalement ce n’est pas sa mission ». Mais la normalité à laquelle tu fais référence c’est quoi ? celle du 20 ème siècle? Tu fais référence ensuite aux embauches pléthoriques d’Atout France. Mais à partir de combien d’embauches ça devient pléthorique mon bon Dominique?
    Tout ça pour te dire que ton papier ne transpire pas la déontologie, et de te proposer si tu le veux, un vrai débat sur le sujet.
    A ta dispo
    ps : je ne t’embrasse pas, tu piques

    1. Dominique Gobert dit

      Cher et excellent Monsieur Pinard, je ne savais pas que nous nous connaissions au point de nous tutoyer. Néanmoins, le secteur du tourisme, les médias qui s’y attachent ne sont pas uniquement voués à annoncer et vanter des produits ou faire la promotion des acteurs. L’économie, la politique font aussi partie de nos domaines d’information. Et vos références à mes confrères de Valeurs Actuelles sont pour le moins insultantes et déplacées, mais il est vrai que vous ne me connaissez pas…
      Technicien, dites vous? Donc, il n’est plus question de dirigeant féminin ou masculin, mais bien de technicien?? Un technicien qui ne maitrise pas la technique, j’avoue avoir du mal à comprendre…
      Vous attaquez l’ex-président, lequel, je vous le rappelle n’est, comme tous ses prédécesseurs, plus opérationnel, au carnet mondain chargé. Et alors, c’est son problème, je ne vois pas en quoi cet homme n’aurait pas une vie sociale et en quoi cela pourrait concerner un éditorialiste!!
      En revanche, cher et excellent Pinard, vous m’accusez clairement et sans ambages de corruption, écrivant uniquement « sur commande ». L’injure est monnaie courate et j’y suis habitué. N’étant pas non plus procédurier, je m’en tiendrai là, regrettant que ces affirmations de votre part ne fasse pas preuve d’une intelligence plus développée.
      Quant à la déontologie, je laisse à ton esprit d’amateur le soin de l’apprécier… ou pas!
      Pour un débat, vrai, c’est quand vous voulez… et je n’embrasse pas non plus!

  4. Pinard dit

    Je trouve cet article … minable et je mâche mes mots. Quand le pilote est un homme alors là pas de pb, Le vrai pb c’est quand des techniciens ont envie de faire de la politique, quand des anciens directeurs deviennent présidents ….

    1. Dominique Gobert dit

      Mon bon Monsieur Pinard, du fond du cœur, je vous dis un grand merci pour ce commentaire, bien mâché, comme vous le dites. Il ne s’agit pas, comme vous le supputez, d’être un homme ou une femme pour piloter… Juste avoir la compétence et je connais nombre de femmes bien plus compétentes que la gente masculine. Pour le reste, je sens dans vos propos une certaine aigreur, avec un soupçon de jalousie…
      Allez, remettez-vous, ne vous laissez pas aller!
      Amicalement

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