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Comment GuesttoGuest veut concurrencer les vacances « classiques »

C’est l’une des marques les plus emblématiques de l’économie collaborative dans le voyage. Le français GuestoGuest fait évoluer son modèle, et nous explique pourquoi. Découvrez l’interview exclusive de son président Charles-Edouard Girard.

 

L’Echo touristique : Vous lancez une garantie de 10 euros par nuit lors d’un échange de maison. Ce « Service Plus » devient-il obligatoire ?

Charles-Edouard Girard : Nous comptons le rendre obligatoire dans les prochains mois. Pourquoi ? Pour que les propriétaires laissent leurs maisons à des invités en toute sérénité, sans la crainte d’un imprévu comme un bris ou une annulation. Nous incitons tous les hôtes à paramétrer dans leur profil ce Service Plus, qui offre des garanties étendues comme une assistance 24/7 et une couverture dommages jusqu’à 500 000 euros. C’est plus simple et transparent que le système qui prévalait jusqu’alors. L’expérience devient meilleure, et identique pour tous les membres.

Jusqu’alors, la caution et l’assurance étaient en option. C’est donc un changement important de votre modèle…

Ce sera un changement de modèle quand le Service Plus deviendra obligatoire. Aujourd’hui, l’hôte reste libre de l’activer ou pas. Même si nous sommes persuadés que c’est la meilleure option pour lui, nous lui laissons cette liberté. Dans les faits, 90% des personnes optent pour la caution et l’assurance. La gratuité totale de l’échange de maison concerne seulement 10% des maisons. J’ajoute que notre modèle va encore évoluer, en tenant compte des retours de nos membres (un forfait annuel à 130€ au-delà de 2 semaines d’échanges, annoncé ce matin sur Twitter).

Que répondez-vous à ceux qui pensent que GuesttoGuest veut améliorer ses revenus avec le Service Plus ?

Nous ne gagnerons pas plus d’argent qu’avant. Sur la durée moyenne de séjour de 5,1 jours, nous passons en général de 45 euros à 50 euros. Notre modèle économique a toujours reposé sur les services additionnels, alors que l’hébergement reste totalement gratuit. La suspicion de la quête du gain est presque vexante, c’est tellement loin des valeurs d’hospitalité de l’équipe toute entière, qui pratique elle-même l’échange de maisons. Non, notre actionnaire la MAIF ne nous a pas demandé de changer de modèle, pas plus que les autres actionnaires. D’autant plus que nous gagnons de l’argent depuis cette année, sur l’ensemble de notre activité, incluant HomeExchange (entreprise américaine rachetée en 2017). Encore une fois, notre volonté, c’est de simplifier notre offre en bonifiant notre service.

Vous aviez 300 000 membres l’an dernier. Et maintenant ?

390 000. Nous visons toujours le million de membres, pour 2019 ou 2020. Avec HomeExchange, nous avons totalisé 2,5 millions de nuitées en 2017. Le fait de garantir un ensemble de services va rassurer les voyageurs, augmenter la confiance, et positionner l’échange de maisons entre particuliers sur un pied d’égalité avec les autres formes de vacances.

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