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L’Ecolabel, un défi pour les indépendants

La France va dépasser les 260 hébergements labellisés en 2012. Une démarche compliquée à mettre en oeuvre pour de petites structures mais qui rapporte.

En 2012, plus de 260 hébergements touristiques afficheront l’Ecolabel Européen en France, en particulier des hôtels, mais aussi des campings, des chambres d’hôtes ou des auberges de jeunesse. Un succès inédit en Europe (la France concentre 2/3 des établissements éco-labélisés) et qui devrait se renforcer, avec une centaine de nouvelles labellisations prévues en 2013. Outre le groupe Best Western, qui a prévu d’engager une centaine d’établissements d’ici à 2014, l’Ecolabel à également séduit les résidences Adagio, Mer Montagne Vacances, Yelloh Village, les campings Touristra…

Les indépendants restent certes nombreux. Mais malgré les avantages compétitifs qu’apporte la labellisation (image, fréquentation, dynamique interne, économies d’énergie…), ils ont souvent des difficultés à s’engager. Comme l’explique Xavier Moraga, directeur de l’hôtel Eiffel Trocadéro à Paris, tout est plus compliqué. « Avec un groupe, et du volume, il est beaucoup plus facile de faire pression sur ses fournisseurs. Un des premiers défis, pour nous, a été de trouver des poubelles de tri adaptées ». Même constat pour Benjamin Souviraa, directeur du Camping Blue Océan.

61 CRITÈRES OPTIONNELS ET 29 OBLIGATOIRES

Difficultés pour trouver des fournisseurs adaptés, manque d’expertise, de temps, d’appui, mais aussi de moyens, sont les freins les plus courants. Pour y pallier, plusieurs initiatives ont été mises en place, notamment au niveau départemental ou régional. En 2009, la CCI du Var a ainsi mis en place un programme régional de sensibilisation, d’information, d’aide et d’accompagnement des professionnels du tourisme, intitulé Itinéraire éco3, notamment grâce à un outil d’autodiagnostic en ligne. Depuis, 77 entreprises se sont engagées et une trentaine ont obtenu un label. L’Office du tourisme et des congrès de Paris vient de lancer une initiative similaire avec l’Ademe et vise une centaine d’établissements accompagnés.

Pour Patricia Troïa, responsable du pôle environnement d’Afnor, les procédures d’obtention de l’Ecolabel peuvent effectivement s’avérer complexes, avec un important travail de « formalisation » pour respecter 29 critères obligatoires et 61 optionnels. Surtout, à la différence d’autres certifications et labels, l’Ecolabel repose sur des critères assez stricts, comme l’utilisation de 50 % d’énergie renouvelable, un débit des robinets inférieur à 9 litres/minute, 80 % d’ampoules basse consommation… Pour aller plus loin, certains souhaiteraient toutefois que certains critères soient modifiés à la hausse lors de la révision prévue en 2013, ou qu’un système d’étoiles ou de notes puisse distinguer « le bon grain de l’ivraie ». Alors que certains investissent dans des panneaux solaires de la géothermie ou du biogaz, Benjamin Souviraa regrette ainsi que l’on puisse « acheter » des points supplémentaires pour l’Ecolabel en achetant son électricité verte auprès d’EDF.

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