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Fram : Olivier de Nicola prend ses marques

Le nouveau président du directoire du TO promet qu’il n’a pas l’intention de casser le modèle, mais insiste sur sa liberté d’action pour le faire évoluer.

C’est ce qui s’appelle prendre ses marques. Un mois après l’arrivée d’Olivier de Nicola à la présidence du directoire de Fram, le couple qu’il forme désormais avec Georges Colson, président du conseil de surveillance du TO, construit peu à peu son modus vivendi. Le 13 janvier dernier, à l’occasion d’une conférence de presse en forme de présentation officielle, Georges Colson n’a pas tari d’éloges sur sa recrue, faisant comprendre qu’il y avait entre eux deux un vrai « feeling ». Quelques heures plus tard, pourtant, le premier couac de ce duo se faisait entendre. En cause, la publication sur le site Internet de L’Écho touristique de propos confiés la veille par Georges Colson, indiquant que Fram allait « être obligé de mettre en place des mesures de chômage partiel » parce que « l’entreprise ne peut pas continuer à puiser comme ça dans ses réserves ». Depuis l’été, des mesures de ce type sont déjà en place dans les agences Fram, mais l’annonce concernait cette fois le siège de l’entreprise, qui emploie 300 personnes. Quelques semaines seulement après la grève historique du mois de décembre, l’information a fait l’effet d’une nouvelle bombe à Toulouse, provoquant l’émoi des salariés… et la « colère » d’Olivier de Nicola, selon une source interne. Car Georges Colson a fait une promesse au nouveau patron du TO : lui « laisser carte blanche ». Olivier de Nicola l’a donc répété : « redressement et mutations sont les deux mots qui qualifient ma mission » mais « je n’ai pas la prétention d’arriver avec un plan d’action ». En clair, rien n’est encore acté mais rien n’est exclu non plus, y compris un plan social à court terme. « J’ai déjà prévenu le CE que s’il faut en faire un, on le fera », a-t-il confirmé, alors que le TO devrait terminer son exercice 2011 sur des pertes d’environ 10 ME, « comparables à celles de l’exercice 2010 », selon Georges Colson.

ON NE CHANGE PAS UNE ÉQUIPE QUI GAGNE

 

Rendant hommage à la qualité des produits de Fram, « bien meilleurs que l’image que nous pouvons en avoir », le nouveau président du directoire a aussi donné un premier aperçu de sa méthode à plus long terme. La question du développement des ventes via le « digital » (site Internet, réseaux sociaux, téléphone mobile, webmarketing) est revenue plusieurs fois dans ses propos, présentée comme l’une des « tendances de fond à ne pas perdre de vue » malgré la violence des « crises conjoncturelles ». Quant à la stratégie d’intégration verticale du groupe, « elle a marché pendant 60 ans donc je ne vais pas casser le modèle sous prétexte qu’il ne fonctionne pas depuis deux ans, a-t-il assuré. Fram a parfaitement raison d’avoir des réceptifs et des hôtels. Et demain, peut-être que des réceptifs de Fram seront référencés chez Selectour ou auront leur propre site de vente directe car il y a des clients qui achètent par ce biais. » Autant de chantiers qui requerront une vraie liberté d’action.

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