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Afrique

Le Sénégal et l’Afrique du Sud broient du noir, tandis que l’Afrique de l’Est sort de l’ombre, avec un Kenya et une Tanzanie prometteurs.

Et de trois ! Trois années de baisse consécutive pour le Sénégal avec des ventes qui taquinent les -10 %… Si la concurrence balnéaire de la République dominicaine et de Cuba pèse lourd dans l’addition, c’est surtout le manque de promotion/communication de la destination en France que pointent les tour-opérateurs. Et la taxe d’aéroport de 30 euros par billet [pour Ndiass, le nouvel aéroport de Dakar, ndlr] instaurée cet été, ne va pas arranger les choses, ajoute-t-on chez Rêv.Vacances, qui a perdu 56 % de clients en 2004. La Casamance, qui s’étoffe dans les brochures, redonnera-t-elle des couleurs au pays ?

Si le Sénégal, locomotive de l’Afrique francophone ralentit, le Mali et la Mauritanie voient leurs ventes de forfaits progresser de 19,1 % et 10,2 %.

Déconfiture aussi pour l’Afrique du Sud qui, après le boom de la fréquentation en 2002 et 2003 (respectivement + 34 % et + 14 %) affiche – 14,5 % en 2004. Explication : le rand, dévalué en 2002, a repris de la vigueur, et forts d’un remplissage excellent, les hôteliers ont fait grimper leurs tarifs. Flambée retrouvée dans le prix des forfaits… Résultat : les ventes ont reculé.

L’Afrique de l’Est à la fête

Kuoni limite la casse avec – 14 %, tandis que STI Voyages fait grise mine (- 71 %). Cette année, nous avons augmenté notre prix moyen ; nous faisons davantage de « A la carte » et les réservations se maintiennent plutôt bien, note Agathe Roussey, chef de produit Afrique chez STI Voyages. Coup de pouce pour le pays de Mandela : Air France ajoute cet hiver des fréquences vers Johannesburg.

A l’inverse, l’Afrique de l’Est est à la fête. Le Kenya, sorti de l’ombre en 2003, profite du cru 2004 pour s’affirmer, avec une hausse de 1,2 % de Français (mais + 22 % de touristes internationaux !). Il faut dire qu’Interface Tourisme, qui représente le Kenya Tourism Board en France depuis octobre 2003, fait un travail conséquent. Balayé le tourisme de masse à Mombasa, place à des safaris dans des réserves exceptionnelles. Et quand une destination s’affiche et que l’on y multiplie les éductours, ça marche ! Starter l’a compris en réintégrant le pays en 2004. Et c’est une nouveauté 2005 chez Vacances Transat. Fort de son + 28 %, Eric Landry, PDG d’African Safari Club, a multiplié les villes de départ vers Mombasa (avec sa propre compagnie). Je croule sous les demandes de groupes et, jusqu’à octobre, il ne me reste plus qu’une croisière à vendre !, se réjouit-il.

Côté hébergement, le Kenya s’est doté d’un 5b (le Diany Reef Beach Resort and Spa). Mais l’aérien suivra-t-il ? A ce jour, seule Corsair vole en direct au départ de Paris vers le Kenya, et n’a pas l’intention d’augmenter ses fréquences. Le climat politique s’est par ailleurs tendu cet été, et si la situation semble actuellement calme, nul ne sait quelle tournure elle prendra.

Enfin, le Cap-Vert, étoile montante en 2002, commence à s’éteindre (-3,2 %). Julien Purnode, responsable commercial chez Autre Mer Voyages, attribue ce recul aux transporteurs, qui ont augmenté leurs tarifs. Un argument qui n’aura bientôt plus lieu d’être puisque l’archipel est désormais desservi par Portugalia et Air Luxor, aux côtés de TACV et TAP. Le Paladien de Nouvelles Frontières, qui ouvre cet automne à Sal, devrait aussi doper la destination.

Au Kenya, l’image du tourisme de masse a été balayée pour faire place à des safaris dans des réserves exceptionnelles

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