En 2017, 553 millions d’euros d’indemnités étaient dus par les compagnies aériennes aux passagers aériens. Néanmoins Flightright relève que certaines d’entre elles persistent à contourner la réglementation européenne afin d’éviter d’indemniser les passagers ayant subi ces désagréments. A noter cependant que cette étude est à prendre avec précaution. Selon XL Airways, "les éléments sont biaisés". La compagnie française d'ailleurs une action en justice devant le tribunal de commerce (avec easyJet et Aigle Azur). Elles reprochent à Flightright "d'aller systématiquement en justice, de toucher une commission sur les indemnisations des voyageurs, et demande un remboursement des frais de justice". Un modèle très lucratif en somme. "Nous recommandons à nos clients de faire leur demande de remboursement directement auprès de notre compagnie et non pas auprès d'officines, rappelle XL Airways. Et si les démarches n'aboutissent pas il existe la Médiation Tourisme et Voyage".
Indemnisations : Air France-KLM à l'honneur
Pour ce classement, l’entreprise spécialisée dans le remboursement a classé les compagnies en trois catégories : bien, passable et insuffisant. Dans les bons élèves, les compagnies du groupe Air France-KLM. En revanche, selon Flightright, Air Caraïbes et XL Airways sont plus réticents à rembourser.
Certaines compagnies persistent à contourner la réglementation européenne. ©Flightright


Temps d’escale trop justes, densité du trafic aérien, nouvelles mesures de sécurité aéroportuaire, retards dus aux passagers eux-même, les causes des retards peuvent être nombreuses. Cette étude a été réalisée grâce à la base de données de Flightright, comptabilisées sur toute l'année 2017, au départ des aéroports français.