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5 Jérusalem

Des pierres sacrées et des hommes

Il faut se rendre sur le mont des Oliviers tôt le matin ou en fin de journée, à l’heure de la « lumière de Jérusalem », une lumière douce et transparente qui enflamme la pierre et ricoche sur les coupoles d’or… La vue sur la vieille ville a beau être archiconnue – c’est celle que montrent les journaux télévisés -, elle remue profondément. La voici donc, la ville trois fois sainte, trois fois millénaire, « nombril du monde » et objet de toutes les passions. Télescopage de croyances dans un espace restreint, le vendredi soir, la sirène du shabbat se mêle au carillon des cloches du Saint-Sépulcre et à l’appel du muezzin. Porte de Damas, un retardataire, tout de noir vêtu et coiffé d’un bonnet de fourrure – tenue typique des juifs ultraorthodoxes de Mea Shearim – file à toute allure vers le mur des Lamentations « via » les ruelles du souk musulman, sous le regard indifférent des paysannes palestiniennes qui vendent des bouquets de menthe odorante. Plus bas, un groupe de pèlerins entonne un cantique devant l’une des stations de la Via Dolorosa, couvrant de leur chant flûté les rythmes syncopés du marchand de musique arabe. Dans ce quartier, le plus animé de la vieille ville, profane et sacré se mêlent sans contradiction apparente. Ailleurs, des frontières invisibles, mais parfaitement étanches, délimitent l’espace et seul le touriste semble les franchir.

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