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Quel avenir pour Smartbox ?

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Denis Wathier, directeur général de Smartbox et ancien patron de Thomas Cook France.
Denis Wathier, directeur général de Smartbox et ancien patron de Thomas Cook France.
© William Parra/Thomas Cook

Smartbox cherche un repreneur depuis 18 mois, selon Les Echos. Une information démentie par son directeur général, Denis Wathier. Mais l’entreprise est pourtant en perte de vitesse.

Pierre-Edouard Stérin, fondateur et actionnaire principal de Smartbox, aurait "confié un mandat de vente à la banque Lazard pour céder l'affaire", explique Les Echos. "Il s'agirait de la deuxième tentative après un premier round de discussions mené il y a dix-huit mois. Des investisseurs anglo-saxons se seraient manifestés, mais le prix offert est jugé trop bas par les vendeurs", ajoute le quotidien en ligne.

Une information démentie par le directeur général de Smartbox, Denis Wathier. "Il y a eu une procédure de recherche de partenaires stratégiques il y a plus d'un an, qui n'a pas abouti. Aucune autre recherche n'est en cours, et il n'y a pas de mandat de vente actuellement (…). La société se porte bien, nous gagnons de l'argent et nous gardons notre position de leader".

Stratégie de réduction des coûts

Il a toutefois été appelé en janvier 2012 à la tête de l’entreprise pour mettre en place une stratégie de réduction des coûts. Il a ainsi coupé les budgets de plusieurs services, fermé 5 agences, et supprimé près de 160 postes en France, une partie d’entre eux ayant été délocalisés à Dublin avec des contrats de travail irlandais.

"Denis Wathier a été nommé pour rendre l’entreprise vendable. En interne, il y a eu clairement un tournant après son arrivée (…) Le groupe compte aujourd’hui revendre Smartbox pour investir dans les marques qui fonctionnent bien comme La Fourchette", explique un ancien salarié.

Développement des coffrets dématérialisés

Sur l'exercice 2011/2012 clos fin avril, le chiffre d'affaires de Smartbox atteignait 140 millions en France, pour 1,8 million de coffrets vendus et 400 millions d'euros dans le monde.

La nouvelle stratégie présentée en septembre 2012 prévoyait d’atteindre 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2016-2017, notamment grâce au développement des coffrets dématérialisés, les E-Box. Le digital et le e-commerce devraient ainsi représenter" 40% des ventes du groupe à horizon 5 ans", expliquait un communiqué de presse.

Smart and Co et Smartbox Experience LTD, société de droit irlandais, n’ont pas déposé leurs comptes au greffe.
 

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