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Quel avenir pour les drones dans le tourisme ?

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Avec la croissance du parc des drones, les usages se diversifient.
Avec la croissance du parc des drones, les usages se diversifient.
©Riko Best - stock.adobe.com

Nous avons posé la question au président de Dronea, un opérateur de drones dans l’industrie, qui s’ouvre au tourisme.

410 000 drones ont été vendus en France en 2016, soit 50% de plus qu’un an plus tôt, selon l'institut Gfk. Engagés pour la toute première fois pour la guerre du Vietnam selon l’encyclopédie Larousse, ces drôles de bestioles ont depuis élargi leur terrain de jeu. "Des applications métiers se sont multipliées, comme dans l’inspection d’ouvrages, la modélisation de la cartographie, la surveillance agricole", explique Rodolphe Jobard, pilote, fan d’aéromodélisme, et surtout fondateur de la société Dronea.

Combiner drones et VR

Pour lui, le tourisme devrait également profiter de l’essor des drones, après une phase d’évangélisation des acteurs. "Très peu de personnes ont la chance d’effectuer un vol en hélicoptère, qui est cher et polluant. Le survol d’un site peut être effectué par un drone, avec un casque de réalité virtuelle. L’appareil retransmet les images, et peut prendre des photos. Un télé-pilote dirige l’engin, le passager pilote l’image. Nous espérons que cette expérience de visite aérienne intéressera des sites comme des monuments, les parcs d’attraction, et les zoos."

Des démos à Vixouze

Créé en 2013 comme opérateur pour l’industrie, pour des collectivités et autres architectes, Dronea s’ouvre à dessein au tourisme. L’entreprise fera quelques démonstrations lors de la 2ème édition des Entretiens de Vixouze, un think tank sur le tourisme du futur, organisé dans le Cantal. Deux drones survoleront le château de Vixouze, où l’événement se déroule les 7 et 8 septembre.

Rodolphe Jobard a déjà monté des animations semblables cette année, notamment au-dessus du fort d'Aubervilliers, au nord de Paris. Parmi le public figuraient des adultes comme de jeunes enfants, habillés en pilotes pour l’occasion. "Ce type d'animations a l’avantage d’être accessible à tout public, quel que soit l’âge. A l’avenir, nous pourrons sans doute nous téléporter plus loin, ce qui permettra de voyager en restant immobiles." Aujourd’hui, l’expérience est limitée à un rayon de plusieurs kilomètres, notamment pour des raisons techniques.

Quelles nuisances ?

Reste à savoir comment la règlementation va évoluer dans les prochaines années. Les drones font émerger des craintes relatives à la sécurité, comme des risques de collision avec des avions de ligne. Le 5 janvier dernier, un Boeing 737-700 est ainsi entré en collision avec un drone au moment de son atterrissage à l'aéroport de Tete (Mozambique). Le nez de l'avion avait été endommagé.

S’agissant des nuisances visuelles et sonores avec la multiplication des appareils, Dronea se veut pleinement rassurant : "Dès qu’il est à quelques dizaines de mètres, nous n’entendons plus les drones, qui n’émettent pas de CO2 et ne nécessitent aucune infrastructure au sol". Les riverains de sites très touristiques pourraient exprimer une réponse bien différente...

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