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Volcan : les compagnies grondent aussi

Les transporteurs jugent les procédures de fermeture incohérentes et subjectives et demandent de confronter les prévisions aux faits.

Compagnies et les pilotes s’agacent de la « subjectivité » des fermetures des aéroports, qui ont entraîné ces derniers jours l’annulation d’un millier de vols, après le passage d’un énième nuage de cendres dans le ciel européen. Ainsi, KLM a estimé que la fermeture, lundi, des aéroports néerlandais de Schiphol-Amsterdam et Rotterdam « n’était pas nécessaire ». « Le système européen chargé d’ouvrir ou non l’espace aérien ne marche pas », a dénoncé Iata dans la foulée, qui prône l’instauration de « procédures plus précises pour identifier les zones aériennes contaminées par les cendres ». « Notre souci est la sécurité, mais nous devons nous baser sur des faits et non pas des modèles théoriques non validés », déclare l’association, qui reprend là les griefs formulés par le Syndicat national des pilotes de ligne France ALPA. La semaine dernière, il demandait « l’ouverture d’une mission d’information parlementaire et l’audition des représentants des pilotes de ligne pour tirer les enseignements de la crise du nuage volcanique ». Dominique Bussereau, secrétaire d’État chargé des Transports, a demandé, en écho à l’Union européenne et à l’ensemble des acteurs du secteur aéronautique, d’intensifier leurs travaux pour améliorer la prévision du phénomène et les réactions. La direction générale de l’aviation civile compte ainsi adopter une position commune avec l’Agence européenne de sécurité aérienne et Eurocontrol, « essentiellement fondée sur la vérification de l’absence d’effets des cendres sur les avions ». Pour Iata, la démarche française est l’exemple à suivre : « La France, qui n’a pas fermé son espace aérien après avoir enrichi les données du VAAC (Volcanic Ash Advisory Centre) avec une expertise opérationnelle, est une exception réussie. » Cette stratégie ne fait pourtant pas l’unanimité chez les professionnels français. Le SNPL France ALPA incriminait les autorités qui, avec la validation des vols tests, « défaussent leurs responsabilités techniques et réglementaires sur des opérateurs privés et leurs pilotes de ligne ».

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