Dans quelle mesure les Français vont-ils changer leurs habitudes pour partir en vacances cet été ? D’après l’Observatoire du marché touristique français, les premiers résultats de son enquête “Vacances d’été” montrent qu’il faut s’attendre, avec la crise du Covid, à des changements significatifs. Première conséquence de cette situation exceptionnelle, un certain nombre de Français vont renoncer à partir en vacances dans ce contexte très particulier. Ainsi, 14% des Français qui sont partis au moins une fois dans le secteur marchand ces 3 derniers étés n’ont pas l’intention de partir en vacances cet été. 4% des Français s’interrogent encore pour partir à l’étranger, et 3% pour partir en France. L’étude fait ressortir également une contraction du marché pour le secteur marchand. Le taux de départ dans une résidence secondaire ou chez la famille/les amis passerait de 11% à 18% cet été. En revanche, 7% des Français partent habituellement exclusivement à l’étranger l’été. Sur ces 7%, un quart compte partir dans l’Hexagone.
Des intentions de départ élevées sur septembre
Autre changement : alors qu’habituellement, les intentions de vacances des Français concernent majoritairement la balnéaire, elles évoluent cette année vers un modèle en trois tiers pour les 30% de Français qui souhaitent modifier leurs habitudes pour cet été : balnéaire, montagne et campagne. Un report vers la campagne qui est fortement corrélé au sentiment d’appartenance d’une population à risque Covid, souligne l'étude. En terme de destinations envisagées, la moitié sud de la France conserve une position forte dans les intentions de vacances des Français. La Bretagne semble toutefois, dans le contexte actuel, particulièrement rassurer les Français, au détriment de la région Paca, souligne l’étude.
Quant à la durée de séjour, elle n’est pas impactée pour ceux qui maintiennent leurs intentions de départ. En revanche, même si 7% des Français ne savent pas encore quand ils partiront, les périodes envisagées sont très impactées, selon cette enquête. L’été 2020 pourrait ainsi être beaucoup mieux étalé, avec des intentions de départ élevées sur septembre. “Si le phénomène se confirmait, ce serait une excellente nouvelle pour les opérateurs et les régions concernées”, note l’Observatoire des pratiques touristiques.

